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  • Les grenouilles de la RTS

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    images-2.jpegIl y a toujours quelque chose qui se passe à la RTS (anciennement TSR). Quand on ne supprime pas les rares séries originales qui marchent (par exemple Photo sévices, de et avec l'excellent Laurent Deshusses), ce sont les animateurs-vedettes qui jettent l'éponge. Comme Michel Zendali, fatigué d'animer Tard pour Bar, la seule émission culturelle de la RTS. Aimant le débat et la controverse, Zendali avit imaginé une sorte d'Infrarouge culturel, un talk-show plus proche d'Ardisson que de Ruquier. En quoi, sans doute, il a eu tort, vu l'échec relatif de son émission.

    L'Hebdo de cette semaine, sous la plume de Melinda Marchese (voit ici), nous apprend que la grogne monte à la RTS. Non pas parce que Zendali s'en va, mais parce que la direction de la chaîne a décidé de confier à une entreprise extérieure le mandat de produire une autre émission culturelle. Cette entreprise, c'est Point Prod, dirigée par l'ex-de la TSR David Rihs. Et l'animatrice pressentie pour remplacer Zendali n'est autre qu'Iris Jimenez, encore une ex de la TSR.

    Confier une émission culturelle à une boîte privée, est-ce vraiment un scandale ?

    « Oui ! crient en chœur les employés de la RTS. Pourquoi confier à d'autres ce que nous pourrions très bien produire nous-mêmes ? »

    L'article de L'Hebdo nous apprend, incidemment, que la rédaction culturelle de la RTS compte pas moins de… 60 collaborateurs !

    Je n'en crois pas mes yeux.

    60 personnes travaillant jour et nuit, d'arrache-pied, à l'édification des masses laborieuses et incultes de Suisse romande… ? Qui l'eût cru ?

    Moi qui pensais naïvement — vu l'indigence de l'offre en la matière de notre télévision — que seul Zendali œuvrait pour la culture! Que font alors les 59 autres collaborateurs, grassement rémunérés par l'argent de la concession ? Sont-ils à ce point inutiles, ou incompétents, qu'on aille chercher ailleurs, dans une maison concurrente et privée, une solution pour remplacer l'inoubliable Tard pour Bar ? Et qu'en pensent, alors, les collaborateurs de la radio (RSR), sensés faire partie intégrante de la nouvelle synergie de la RTS ? Comptent-ils pour beurre ?

    Avant le printemps, on entend déjà le chant des grenouilles sur nos ondes.

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