08/03/2010

Ah ces belles carrosseries !

DownloadedFile-1.jpegChaque année, la ritournelle revient : est-ce que je vais au Salon ? Non pas au salon de massage, vous m'avez compris mais  au Salon de l'auto. Il faut savoir qu'à Genève, le Salon de l'auto est une institution. L'un des sept pilliers de la prospérité genevoise. Un must, quoi.

Le Salon, il y a longtemps que je n'y suis plus allé. Pourtant, pendant des années, je m'y suis rendu avec mon père, autant pour nous tenir au courant des derniers modèles de l'industrie automobile que pour admirer les belles carrosseries. Car le Salon, c'est aussi ça : depuis qu'un publiciste de génie a eu l'idée d'associer une voiture et une femme, les deux sont inséparables. Pour le meilleur et pour le pire. Qui rêve d'une belle femme doit acquérir une grosse cylindrée…

D'une année à l'autre, toutefois, les voitures sont de plus en plus laides, et les filles de plus en plus jolies.

Cette année, le must, c'est la voiture électrique. Merveille technologique. Pas de gaz polluants. Silencieuse. Confortable. Bref, parfaite pour nous faire croire, encore un peu, que la voiture a un grand avenir devant elle…

Pourtant, le problème, il me semble, ce n'est pas l'essence (qui viendra tôt ou tard à manquer), ni l'électricité (« énergie propre », comme ils disent). Non, le problème, c'est bien la voiture. La caisse, la bagnole, la tire, quoi…

Si l'on fait l'hypothèse (qu'essaient de nous vendre les grandes marques automobiles) que la voiture électrique va remplacer la voiture à essence, eh bien, mes amis, qu'est-ce qui va vraiment changer ? DownloadedFile-2.jpegY aura-t-il moins de bouchons ? Non. Circuler en ville ou ailleurs sera-t-il moins dangereux ? Non encore. Les problèmes de parking seront-ils résolus pour autant ? Non toujours. Avec la voiture électrique, ce sera encore pire. Il y aura davantage de véhicules, donc de danger. Et pour alimenter toutes ces petites merveilles électriques, il faudra construire, selon les spécialistes, deux, voire trois nouvelles centrales nucléaires (car nos centrales hydrauliques n'y suffiront pas). On voit dans quelle impasse essaient de nous mener les fans des voitures électriques…

Alors, pour nous consoler, profitons du Salon pour admirer, comme autrefois l'enfant avec son père, toutes ces belles carrosseries ! Et gardons le rêve intact…

 

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05/03/2010

Le lobby des banksters

images-4.jpegRegardez-les en rang d'oignons ! Ils sont tous là, sur des pages entières de journaux, qui se donnent la main, comme les complices d'un hold up annoncé. Il y a là la libérale Martine Brunschwig-Graf, qui a ruiné l'école genevoise, le radical Fulvio Pelli, le non-candidat au Conseil Fédéral, le démocrate-chrétien Christophe Darbellay, le grand polichinelle déplumé, et l'UDC Yvan Perrin, l'homme au taser qui tire plus vite que son ombre : les Grandes Têtes Molles du carnaval politique au complet.

Hier, ils défendaient les banksters, le sauvetage de l'UBS par la Confédération, les bonus indécents des patrons. Aujourd'hui, sans état d'âme, ils défendent les assureurs qui veulent réduire les taux de conversion des rentes du deuxième pilier. Mais aujourd'hui comme hier, ils n'ont rien compris. Alors que les assurances, comme les banques, renouent avec les bénéfices et cherchent à attirer les actionnaires en leur promettant des rendements de rêve. Un seul exemple : Zürich Financial s’est ainsi fixé pour objectif un rendement de 16% sur le capital propre. Mais il ne serait plus possible d’obtenir ne serait-ce qu’un rendement moyen de 4% sur le capital de vieillesse des assuré-e-s ! N'y a-t-il pas là comme un problème ?

Face au lobby du mensonge, généreusement soutenu par les assurances, soyons réalistes : réclamons simplement ce qui nous est dû.

Il suffit de dire NON à la votation du 7 mars sur la réduction du taux de conversion.


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14/02/2010

Alinghi fait des pets dans l'eau

images-5.jpegÀ cette hauteur, ce n'est plus une défaite, mais une déroute…

Alinghi ressemble bien au Conseil Fédéral : il est parfait quand il fait beau et que le vent ne souffle pas trop fort ! En revanche, dans la tourmente, c'est-à-dire quand il se passe quelque chose, c'est la cata. Pas le catamaran, non. La catastrophe. Et le barreur dans tout ça ? Comme au Conseil Fédéral, il semble ne pas y en avoir. C'est assez singulier. Même avec tout l'argent du monde, on ne peut régater dans la cour des grands.

Heureusement qu'il nous reste le Bol d'Or !

 

 

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02/02/2010

Déclarons la guerre à l'Allemagne !

images.jpegJusqu'où la Suisse doit-elle aller pour défendre non le « secret bancaire », mais les fraudeurs étrangers qui viennent planquer leur argent dans notre beau pays ? Question délicate. Didier Burkhalter, le tout nouveau conseiller fédéral, ne mâche pas ses mots : « C'est une agression contre la Suisse » a-t-il même tonné (on se rappelle que c'est lui qui voulait envoyer le Corps d'Intervention rapide en Libye pour libérer les otages retenus à Tripoli : on connaît hélas le résultat). De là à demander la protection de l'Union Européenne (dont nous ne faisons pas partie), voire une intervention armée de l'Amérique…

Soyons sérieux : notre honneur est-il véritablement en jeu ou en danger si un État voisin (l'Allemagne, mais aussi la France et l'Italie) use des mêmes méthodes scélérates que les riches scélérats qui habitent cet État, mais s'empressent de planquer leur leur oseille sous des cieux moins gourmands ? Que risquons-nous ? Un blâme ? Une invasion armée ? Les départ de quelques fraudeurs affolés qu'on ait retrouvé leur trace ?

Osons le dire : je n'ai pas plus de sympathie pour les fraudeurs que pour les pays qui jouent les voyous. Il faut les mettre dans le même sac. Et surtout ne pas protéger les premiers pour s'assurer la bienveillance (provisoire et hypocrite) des seconds.


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29/01/2010

For Blondesen only

Pour mon ami Blondesen, un extrait (inédit) de mon prochain roman. En lui souhaitant un prompt rétablissement…

Appelez-moi Adam.

Je suis né en Afrique, il y a longtemps, dans un petit village coincé entre la mer et un volcan éteint. Mon père était petit et redouté. Il avait dix épouses et une kyrielle d’enfants. C’était le seul et le meilleur moyen qu’il avait trouvé pour ne pas travailler. Il passait ses journées sous l’aloès avec une calebasse remplie de vin de palme à rêver d’évasion ou de massacre. Le soir, il titubait d’une case à l’autre et distribuait des volées de bambou.

Malheur à celui qui croisait son chemin !

À cette époque, notre village comptait une centaine d'âmes (je ne parle pas des morts, bien plus nombreux que les vivants). Il était adossé, au nord, au flanc d'un volcan souffreteux, et dominait une longue crête boisée qu'il fallait traverser pour arriver au fleuve, le plus souvent à sec. Les cases étaient des huttes de terre rouge au toit de chaume. Elles dessinaient une sorte de colimaçon: au centre, se trouvaient les cases des femmes, tandis que les hommes occupaient toute la périphérie, elle-même protégée par une double haie d'épieux tranchants.

Une piste rudimentaire reliait le village à la ville de Blondie, distante de cinquante kilomètres. De temps à autre, une jeep l'empruntait. Elle s'arrêtait au centre du village, dans un nuage de poussière. Des militaires en descendaient, le fusil sur l'épaule, le visage luisant de transpiration. Ils allaient dans la case de mon père. Les Reines leur apportaient à boire et à manger. Les plus jeunes, parfumées au soumaré, les cheveux ornés de perles multicolores, restaient dans la case jusqu'au soir. Moi et les autres on collait notre oreille aux fenêtres. On entendait des cris bizarres, des couinements de chauve-souris. Le soir tombait. Comme on éloigne les mouches à merde, les Reines nous chassaient avec des touffes d'ortie. Enfin, les militaires sortaient, le fusil à la main, l'uniforme débraillé. Ils remontaient dans leur vieille land-rover, les yeux brillants, emmenant avec eux d'autres femmes du village. La voiture repartait comme elle était venue, dans un bruit effroyable de pistons. On revoyait rarement les femmes aux épaules garnies de chapelets de soumaré. Mais on avait la paix pendant des lunes.

D'autres jours, c'était un car de touristes aux yeux rougis par la chaleur, aux reins cassés par la mauvaise route, qui se garait devant les palissades. Ils ne restaient jamais longtemps. Les femmes s'éventaient nerveusement et les hommes prenaient des photos. Parfois ils nous donnaient du bubble-gum ; plus rarement des pièces de monnaie. Mon père en profitait pour vendre ses vieux trophées : ses défenses d'éléphant, ses gris-gris, ses peaux de crocodile.

Les gens venaient nous voir par petits groupes ou en troupeaux comme une curiosité. Dans leur regard, il y avait de la fascination, un peu de peur, beaucoup de nostalgie. C’était la nostalgie des temps anciens, la vie sauvage et libre, la communion avec Mère nature — toutes ces conneries. Ce n’est pas nous qu’ils regardaient, la larme à l’œil, mais eux-mêmes en état d’enfance. Ils contemplaient avec tendresse ce qu’ils avaient été, il y a très longtemps, des singes nus, avant que le train de l’histoire, qu’ils appellent civilisation, ne les emmène définitivement du bon côté du monde, sous des climats paisibles, à l’abri du soleil et du besoin. Sous la nostalgie subsistait la peur que cet enfant grandisse et réclame un jour ce qu’on lui avait pris. La peur diffuse qu’on quitte notre village, en hordes bruyantes et bigarrées, qu’on prenne la route du nord et qu’on débarque un jour chez eux, dans leur village, comme ils débarquaient chez nous.

08:30 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : roman, blondesen, blog | | |  Facebook

28/01/2010

Le pire et le meilleur à la télé

Curieuse coïncidence : les deux émissions passent le même jour, et presque en même temps. La première s’appelle Tard pour Bar : c’est tous les jeudis vers 22h30 sur la TSR. La seconde s’appelle La Grande Librairie : c’est également le jeudi, mais plus tôt, vers 20h35 sur France 5. Avec ces deux émissions, qui prétendent toutes deux présenter l’actualité culturelle et littéraire, la télévision nous propose, chaque semaine, le pire et le meilleur.

images-1.jpegLe pire, tout d’abord. C’est Tard pour Bar sur la TSR. Nous assistons, jeudi après jeudi, au même débat futile réunissant des invités parfaitement interchangeables venus donner la réplique à un animateur qui ne manque pas une occasion d’étaler son inculture et de ramener sa fraise. La vedette, c’est lui, bien sûr, Michel Zendali. Les livres ? Il ne les lit pas (cela pourrait influencer son jugement). Le théâtre ? Il n’y va pas (ce n’est pas très gai). Quant au reste, l’« actualité culturelle », il en délègue la responsabilité à une charmante jeune femme, Ushanga, qui a deux minutes chaque semaine, montre en main, pour la présenter à l’écran. La seule séquence originale de l’émission est constituée par un micro-trottoir réalisé quelque part en Suisse romande avec quiproquos, double sens et clins d’œil tout à fait savoureux. Mais rien, bien sûr, sur l’actualité du livre, les expositions, les concerts. En un mot : la création en Suisse romande (les créateurs sont rarement invités à Tard pour Bar)

images-2.jpegLe meilleur, maintenant. C’est donc tous les jeudis sur France 5 à partir de 20h30. Cela s’appelle La Grande Librairie et c’est animé par François Busnel, un ancien journaliste du magazine Lire. Intelligent, subtil, compétent (il a lu tous les livres dont il parle) et surtout doué d’un sens de l’accueil et de l’écoute tout à fait inconnu chez son concurrent culturel (qui ne songe qu’à couper la parole à ses invités et à se mettre en évidence). Et que propose donc Busnel ? Chaque semaine, c’est un feu d’artifice. Excusez du peu : il a fait venir l’écrivain américain Paul Auster pour un entretien exclusif (et en français !) de deux heures ! De même avec James Ellroy. Il est allé rendre visite à Philip Roth à New York. Il a bien sûr convié à son émission Jacques Chessex, Pascal Quignard, Laure Adler, Amélie Nothomb, etc. Par exemple, sa dernière émission réunissait Marie Darrieussecq, Jean-Jacques Schuhl et Philippe Sollers. Plateau exceptionnel qui a ravi non seulement les amateurs de livres, mais aussi ceux qui aiment les rencontres (et les dialogues) au sommet. François Busnel aime les livres et les écrivain(e)s. Cela se voit et cela s’entend. Il aime les rencontres et les débats. Il est à la fois humble et compétent, heureux surtout de recevoir ses invités.

Alors ce soir, n’hésitez pas, rejoignez tous La Grande Librairie : l’une des rares émissions littéraires que propose la télévision. C’est en effet sur ce plateau, à partir de 20h30, tous les jeudis, que cela se passe.

09:30 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : livres, culture, télévision | | |  Facebook

25/01/2010

Premier Prix du Roman des Romands

images.jpeg N'ergotons pas : le Prix du Roman des Romands, doté de 15'000 Frs et qui vient d'être décerné vendredi soir en grandes pompes à la Comédie de Genève, est une magnifique initiative, qui va mûrir avec le temps et porter de beaux fruits. L'idée de génie de Fabienne Althaus-Humerose, enseignante au Collège de Saussure et initiatrice du Prix ? C'est de faire lire à quelques centaines d'adolescents romands — collèges, gymnases, écoles de commerce et de culture générale, etc. — une sélection de livres écrits ou édités en Suisse, puis, de manière très démocratique, d'attribuer le Prix du Roman des Romands à l'un des livres sélectionnés. Autrement dit, d'amener des jeunes, par la lecture et les rencontres avec les auteurs, à la littérature vivante d'aujourd'hui. En cela, ce Prix est unique et véritablement prometteur, puisqu'il ne fait pas que récompenser un auteur plus ou moins méritant, mais qu'il forme des générations de lecteurs à venir, et assure donc, d'une certaine manière, la pérennité de la littérature.

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09:36 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : yasmine char, roman, romand, prix | | |  Facebook

25/12/2009

Hafid Ouardiri, champion du monde

789924557.jpg Il manquait encore un personnage à notre galerie des Grandes-Têtes-Molles. Mais, après avoir tenté, un  soir de décembre, devant Saint-Pierre, de faire scander à une foule naïve et frigorifiée le slogan : « Nous sommes tous des musulmans ! », Hafid Ouardiri s'est rappelé à notre souvenir. On se rappelle que le bonhomme s'était illustré, avec son ami Tarik Ramadan, dans un débat aux subtilités jésuitiques, il y a une dizaine d'années, sur la légitimité de battre sa femme, ou non (sourate 24 du Coran : « L'homme a tout pouvoir sur la femme, y compris celui de la battre »).

À l'époque, c'est le journal le Courrier qui avait abrité ce débat passionnant et passionné dans lequel nos deux as en théologie rivalisaient d'arguments. « Il y a battre et battre » disait l'un. « La violence est déconseillée, rétorquait l'autre, mais enfin, s'il fait battre sa femme (comme le prescrit le texte sacré), il faut que ce soit avec une… brosse à dents (que ceux qui ne me croient pas relisent le Courrier) !

Notre Grande-Tête-Molle a encore frappé la semaine dernière en déposant un recours, lui le docteur en démocratie, devant la Cour de Justice Européenne pour tenter de faire annuler la fameuse votation sur l'interdiction des minarets (initiative que l'Europe entière nous envie). Bel exemple de tolérance ! Venant d'un homme, licentié par les siens, qui s'est donné pour tâche de faire la leçon aux Occidentaux, coupables de tous les vices : racisme, islamophobie, intolérance, déni de démocratie, populisme, etc.

S'il fallait, en cette fin d'annus horribilis, décerner un prix de la plus Grande-Tête-Molle de la République, nul doute que M. Ouardiri décrocherait le pompon.

Toutes nos félicitations !

10:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : hafid ouardiri, islam, minarets, suisse, intolérance | | |  Facebook

24/12/2009

Merry Christmas !

Joyeux Noël à toutes et à tous !

16:29 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bob dylan, noel, chanson | | |  Facebook

13/12/2009

Norah forever

Pour vous, fidèles lecteurs, la voix de Norah Jones, la plus belle voix de ce début de siècle…

Extrait de son nouvel album, intitulé « Chasing Pirates »…

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18:40 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : norah jones, chanson, chasing pirates | | |  Facebook

03/12/2009

Michel Buhler à Tard pour Bar

images.jpeg Victime, sans doute, de son succès, la seule émission « culturelle » de la TSR, Tard pour Bar, qui a déjà défrayé cette chronique (voir ici et ici), passe à une heure de plus en plus tardive, jeudi à 22h50. Ce n'est pas une raison pour manquer l'émission de ce soir qui réunira, outre la comédienne Anouk Grinberg, venue présenter un spectacle sur Rosa Luxembourg, quelques vieux de la vieille de la gauche suisse-romande (Pierre-Yves Maillard, Michel Buhler) et des routards du néo-libéralisme (François Schaller, Marc Comina) autour du thème « Vive la révolution ! »

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12:50 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (10) | | |  Facebook

02/12/2009

Nous sommes tous des fumeurs juifs allemands et musulmans

images-1.jpegNous vivons sous la dictature de l'émotion. Les journaux en font leurs choux gras. Les politiques l'attisent. La radio et la télévision en vivent et s'en délectent. Tout le monde la caresse, l'encense, la glorifie. Ceux qui ont voté pour l'initiative anti-minarets : ils ont voté avec leurs tripes, sans réfléchir, ce ne sont que des émotionnels. Mais aussi les autres, tous les autres. Par exemple ceux qui ont défilé hier soir à Lausanne et à Genève, hurlant leur émotion devant les caméras (tiens, elles étaient là, quelle chance !). Arborant des slogans absurdes comme : « Nous sommes tous des musulmans ». Des slogans absurdes et surtout discriminatoires. Pourquoi seulement « musulmans » ? A-t-on pensé à toutes les autres minorités opprimées de par le monde ? Et les Juifs alors ? Et les fumeurs qu'on relègue dans des cagibis insalubres ? Et les femmes (battues ou non) ? Et les victimes d'actes pédophiles ? Je trouve cela inacceptable…

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08:45 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : minaret, musulman, juif, fumeur, émotion | | |  Facebook

30/11/2009

Quelle baffe !

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Que d'âneries n'a-t-on pas entendues à propos de la votation d'hier sur les minarets  ! « Honte à la Suisse », « intolérance », « infâmie »… Les mêmes qui vantaient la démocratie quand elle leur était favorable la dénigre aujourd'hui en la traitant de tous les noms. Est-ce vraiment une preuve d'intelligence ?

Pourtant, il faut le dire et le redire : le vote contre les minarets n'est pas un vote contre l'islam, ni contre les musulmans. Lesquels, dans leur immense majorité ne vont jamais à la mosquée et se contrefoutent des minarets (puisqu'ils ne sont ni nécessaires, ni indispensables à leur religion). C'est le symptôme d'une peur diffuse qui doit être prise en compte et comprise pour être exorcisée.

 

 

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09:30 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : minarets, initiative, udc, peur | | |  Facebook

28/11/2009

Roman Polanski bientôt libre

images-1.jpeg Décidément, on n'aura rien épargné à Roman Polanski, l'un des plus grands cinéastes de notre époque (aussi !) Ni le traquenard d'une arrestation crapuleuse à Zurich, alors qu'il était invité à recevoir une distinction lors d'un Festival international de cinéma. Ni la détention dans des conditions difficiles pour un homme de 76 ans (il aura passé plus temps en prison en Suisse qu'aux États-Unis). Ni la résidence surveillée. Ni même le port infâmant d'un bracelet électronique qui l'apparentera, bientôt, aux plus dangereux criminels…

La Suisse est un drôle de pays, qui s'illustre à sa manière. On n'hésite pas à baisser son froc devant les États-Unis, lorsque ceux-ci se montrent menaçants pour nos banques et leur sacro-saint « secret bancaire ». On a peu de scrupule à s'en aller faire des courbettes en Libye devant un dictateur à la petite semaine pour obtenir la libération d'otages qui sont toujours détenus. Dans ce même pays, aux mœurs décidément très insolites, on n'inquiète pas outre mesure quatre fils-à-papa russes qui jouent les Schumacher au volant de leur bolide et envoient à l'hôpital un conducteur qui roulait normalement sur la route de Suisse transformée en circuit de F1. Il faudra que la victime dépose plainte pour que les policiers genevois s'intéressent à l'affaire…

Qui dira, après ça, que le Justice est la même pour tous, alors que tantôt elle s'acharne et tantôt elle fait preuve d'une coupable négligence ?

13:50 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (26) | | |  Facebook

22/11/2009

Hymne à Thierry Henry

Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours, non ?

12:40 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : thierry henry, france-irlande, football, tricherie | | |  Facebook

20/11/2009

Le foot est un sport de voyous

images.jpeg On l'avait oublié : le foot est un sport de voyous. Ça se joue dans les préaux d'école, pendant les cours, dans les impasses mal famées, les terrains vagues. C'est un sport réservé aux zonards, aux bras ballants, aux mauvais élèves, aux va-nu-pieds. Le rendez-vous des voyous du quartier, tous ceux qui jouent leur vie sur une tête piquée ou un petit pont diabolique. A ceux qui l'avaient oublié, Thierry Henry vient de le rappeler mercredi soir…

Ça fait toute la beauté du foot, le sport le plus universel — parce que le plus subtil et le plus intelligent — du monde. On n'a pas le droit d'utiliser ses mains, qui sont réservées aux tâches nobles, utiles, productives. On joue avec sa tête, ses jambes, ses pieds — autrement dit la part la plus basse, la plus méprisée du corps humain. Le foot ne sert à rien : c'est là sa plus grande force. Il produit de la beauté et des émotions. De l'angoisse. Du suspense. Des retournements de situation qu'on n'osait pas imaginer. Un bon match de foot vaut toutes les pièces de théâtre…

Tenez, l'autre soir, à Paris…

Jamais, de mémoire de supporter, l'équipe de France n'a aussi mal joué, peu inspirée, paresseuse, maladroite : lamentable ! En face, une équipe vaillante et batailleuse, avec un cœur grand comme ça, l'Irlande, des joueurs techniquement limités, mais extraordinairement généreux dans l'effort. Et, récompense méritée : un but qui tombe comme un fruit mûr. L'équipe de France est liquéfiée, sans idées, sans leader, inexistante. Les Français tiennent jusqu'aux prolongations. C'est déjà ça. Ils vont s'écrouler dans le temps additionnel. Les Irlandais se ruent à l'attaque, ratent une, deux, trois occasions de but. Damned !

Soudain, comme chez Shakespeare ou Racine : le coup de théâtre ! L'arbitre oublie un hors-jeu. Il ne voit pas Thierry Henry contrôler le ballon de la main. Il valide le but scandaleux du bouledogue Gallas. Le ciel tombe sur la tête des pauvres Irlandais, qui ont eu le grand tort de respecter les règles du jeu…

Mais c'était oublier que le foot est un  sport de voyous. Les joueurs sont censés suivre les règles du jeu. Mais pas toujours. Et pas tous. Et tous les moyens sont bons pour abuser l'arbitre (car tromper l'homme en noir fait partie du football). Thierry Henry le sait. Certes c'est un gentleman, mais un gentleman cambrioleur. Il n'oublie pas son passé de voyou, de va-nu-pieds. Soyons honnêtes : n'importe qui aurait fait la même chose à sa place. Surtout Domenech, sans doute le plus mauvais entraîneur du monde.

Allez, sans rancune ! Rendez-vous l'année prochaine en Afrique du Sud…

 

 

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18/11/2009

Le PS fait son autocritique

images.jpeg Tout arrive à Genève : même le Parti socialiste se pose des questions ! Après le naufrage (annoncé) du week-end dernier, où seul le camarade Beer a passé la rampe du Conseil d'État, les socialistes font leur autocritique. C'est l'occasion, pour chacun, de vider son cœur et ses rancœurs sur la place publique, d'accuser tout à la fois le MCG et les dissidents du parti, le brave soldat Longet (qui n'a rien vu venir) et l'extrême-gauche qui a trahi les siens…

 

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16/11/2009

2009 : petite cuvée ou grand cru ?

Sur le plan politique, aucune doute : 2009 fut une très petite cuvée. Un cru des plus médiocres. La dernière preuve est l'élection d'hier au Conseil d'Etat qui a vu la victoire des assis. Les tristes hères (Muller, Hiller, Hunger…). La majorité bascule. Mais quelle importance ? On reprend les mêmes et on recommence. Car, à Genève, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Les socialistes en savent quelque chose, eux qui voulaient remplacer une absence (Moutinot) par une transparence (Pürro)…

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09:05 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : élections genevoises, football, m17, suisse, champion du monde | | |  Facebook

14/11/2009

Un grand dimanche après-midi !

Un clin d'œil à celles et ceux (policiers, dealers, promoteurs, fonctionnaires, partisans ou ennemis du CESA, tribuns populistes, etc.)

dont la vie va changer (un peu) en ce dimanche après-midi…

 

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11/11/2009

Elections cantonales : help !

images.jpeg A quelques jours des élections genevoises au Conseil d'État, le pauvre citoyen que je suis est toujours perplexe. Il s'est renseigné. Il a lu tous les journaux, qui ont fait un bon travail, potassé Saint Mabut et Saint Décaillet. Il a écouté les belles paroles des candidats (pas tous). Il a vu leurs photos partout affichées dans la ville. Tout cela l'a jeté dans une grande confusion…

 

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10:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : élections, geneve, conseil d'état | | |  Facebook