28/08/2010

Courage, rentrons !

Un peu de beauté et beaucoup de swing à l'heure de la rentrée…

 

12:35 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook

01/07/2010

La vérité sur le massacre de la flottile de la paix

Voici un article rédigé par Gilles Halais, de France-Info, sur l'attaque, par l'armée israélienne, de la flottile de la paix pour Gaza, le 31 mai dernier. Édifiant…

DownloadedFile.jpeg« Des corps criblés de balles, des victimes abattues pour certaines à bout portant : c’est ce que révèle l’enquête menée par des médecins légistes turcs, quelques jours après l’assaut lancé par les commandos de marine israéliens contre la flottille de la paix, au large de Gaza. La plupart des victimes – des militants pro-palestiniens de nationalité turque – ont été abattues de près, avec des pistolets, si l’on en croit le porte-parole des médecins légistes turcs, Yalcin Buyuk.

L’un des corps avait deux balles au bras, une dans le dos et une dans le genou, affirme-t-il. Un autre avait une seule balle, logée au centre du front. Une véritable exécution à bout portant. Deux des neufs hommes abattus ont reçu cinq balles chacun. Un autre portait la trace de six impacts. Cinq d’entre eux ont été touchés à la tête. A une exception près, les projectiles examinés par les experts sont des balles de calibre 9 mm, généralement utilisées dans des armes à canon scié. Au total, les neuf victimes ont essuyé 30 balles. Outre les neuf morts, on dénombre 24 blessés toujours hospitalisés à Ankara, la capitale turque. D’après les médecins, sept d’entre eux sont dans un état jugé critique.

Le navire sur lequel les commandos de marine israélien ont été héliportés faisait partie de la flottille de six bâtiments transportant de l’aide humanitaire et du matériel destinés à Gaza. Au cours de l’assaut, les soldats d’élite ont ouvert le feu sur les passagers. L’armée israélienne affirme avoir agi en état de légitime défense. Cependant, aucune arme ne semble avoir été découverte sur le navire. Et les organisateurs de la flottille affirment de leur côté que les commandos israéliens ont tiré aveuglément sur les passagers, qui se sont défendus avec des barres de fer. »

Gilles Halais, avec agences

11:30 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : israel, flottile de la paix, gaza, massacre | | |  Facebook

14/06/2010

Hervé Loichemol à la Comédie : une bonne nouvelle pour Genève ?

images.jpegJe viens de croiser dans la rue un ami comédien qui sortait de la conférence de presse annonçant le nom du nouveau directeur de la Comédie. Il me regarde avec un sourire mi-figue, mi-raisin. « J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t'annoncer, me dit-il. La bonne ? Anne Bisang quitte la Comédie l'année prochaine. Et la mauvaise ? C'est Hervé Loichemol qui vient d'être nommé pour la remplacer… »

On connaît les intrigues qui ont présidé, comme chaque fois, à la nomination du nouveau directeur de la Comédie. La Fondation d'Art Dramatique qu'on accuse de tous les maux (en particulier d'avoir écarté des dossiers intéressants venant de l'étranger). Un processus de nomination opaque et faisant la part belle aux pressions extérieures. On parlera encore une fois de la république des copains. Etc. Le même psychodrame s'était produit lors de la nomination de l'immense Benno Besson (qu'on n'a jamais, hélas, remplacé), puis celle Claude Stratz (brillant metteur en scène), puis d'Anne Bisang.

Normal : c'est la Comédie de Genève!

Hervé Loichemol, donc. En le choisissant, la FAD a privilégié un projet local. Pour ne pas dire régional. L'heureux élu ayant longtemps dirigé, à Ferney, la Ferme du Châtelard (un théâtre qui a connu, on s'en souvient, quelques embrouilles avec la justice). Ce choix s'est fait, sans doute, au détriment de candidats plus prestigieux (on parlait d'Eric Lacascade et de Philippe Sireuil). Au détriment, aussi, de metteurs en scène de grande qualité (je pense à Omar Porras). On pouvait rêver, pour la nouvelle Comédie déplacée aux Eaux-Vives, d'un metteur en scène d'envergure disons « internationale ». Ce qui aurait été la moindre des choses pour diriger un théatre flambant neuf qui suscite beaucoup d'attentes et d'espérances. Parmi le public. Mais aussi parmi les comédiennes et comédiens romands. Le choix s'est porté un candidat dont la carte de visite, à cet égard, est plutôt mince. Il reste à lui souhaiter bonne chance. Il lui en faudra pour relever un défi particulièrement exigeant.

 

19:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : comédie, theâtre, geneve, hervé loichemol | | |  Facebook

07/06/2010

Still crazy after all these years

Le premier « tube » de Sheryl Crow, il y a bientôt vingt ans. All I Wanna Do.

Impossible d'échapper au swing de la chanteuse texane. Qui nous console des malheurs politiques…

 

18:45 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sheryl crow, all i wanna do, musique, amérique | | |  Facebook

06/06/2010

Le scoop d'Israël

images.jpegTous les médias du monde l'ont présenté comme un scoop. L'armée israélienne a arraisonné samedi un bateau irlandais qui faisait route vers Gaza avec des vivres et du matériel humanitaire. Cela n'étonnera personne. Puisque l'État hébreux dicte sa loi sur toute cette partie de la Méditerranée. Ce qui est étonnant, c'est que l'intervention s'est faite sans violence. C'est le scoop. Aucun coup. Pas une goutte de sang. Il faut dire que le Rachel Corrie, à bord duquel voyageaient 15 personnes de nationalité irlandaise et malaisienne ne transportait aucun terroriste-barbu-islamiste-enragé admirateur de Ben Laden. Mais, au contraire, du beau monde. Un prix Nobel de la paix irlandais et un ancien responsable de l'ONU. Ceci explique sans doute cela.

Après le bain de sang de la première flotille attaquée par Tsahal (voir ici l'interview d'un chercheur zurichois présent sur le bateau), on ne peut que s'en réjouir.

 ce propos, on mentionnera tout de même le résultat de l'autopsie des victimes de l'attaque israélienne. Presque toutes ont été abattues de plusieurs balles tirées à bout portant. Dans le front. Dans la nuque. Dans la poitrine. Dans le dos. Ce qui ressemble assez peu à un acte de légitime défense. Mais davantage à une exécution, programmée ou non.

Espérons qu'une enquête internationale, indépendante des deux parties, fera toute la lumière sur ce sinistre épisode d'une guerre, hélas, sans fin.

17:56 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : flotille, gaza, israël | | |  Facebook

01/06/2010

La folie d'Israël

101294_47392.jpgQuelle folie a donc frappé Israël pour envoyer au tire-pipe une poignée de soldats inconscients sur une frégate occupée par plusieurs centaines de sympathisants palestiniens (parmi lesquels, sans doute, il devait se trouver quelques bonnes âmes humanitaires) ? Comment expliquer une telle bêtise ? Comment justifier un tel massacre ?

La réponse est simple. Israël ne reçoit de leçons de personne. Depuis toujours. Et à jamais. Israël ne respecte ni les résolutions de l'ONU, ni les eaux internationales. Israël n'accepte aucune critique, aucun conseil, même s'il vient de ses amis. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'Israël est au-dessus des lois. Humaines, en particulier. Son État ne s'estime pas tenu d'obéir aux règles du Droit qui régissent la presque totalité des habitants de la terre.

Constat effarant. Effrayant. Qui isole chaque jour davantage Israël du reste du monde.

N'y avait-il vraiment aucun autre moyen d'arraisonner ces bateaux humanitaires ? Personne ne pouvait-il prévoir le déroulement et le dénouement de ce raid meurtrier ? N'y a-t-il plus un seul Sage en Palestine ?

Nous avons déjà parlé ici du sort misérable réservé aux habitants de la bande de Gaza (où nous avons plusieurs amis). Manque de nourriture. Electricité coupée par l'occupant. Terreur entretenue par les milices militaires. Si quelqu'un mérite notre empathie et notre solidarité, ce sont bien les habitants de ces territoires martyrs.

La manière propre à Israël de résoudre les conflits (dans le sang) — les crimes, la bêtise, l'humiliation — renforcera chaque jour davantage la détermination d'un peuple qui se bat. Non seulement pour conserver une terre qu'on ne lui a jamais accordée. Mais d'abord et avant tout pour sa survie.

14:25 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : israël, raid meurtrier, palestine, bande de gaza, turquie | | |  Facebook

31/05/2010

J'ai fait un rêve

J'ai fait un rêve étrange et inquiétant : j'ai rêvé qu'un matin tous les enfants de flics ou de banquiers, de traders ou de politiciens, de notables, de notaires, pour une raison inattendue, tournaient mal. Ils laissaient pousser leurs cheveux. Ils méprisaient l'argent, et ce qu'il permet de s'acheter. Ils refusaient de suivre le chemin balisé que leurs parents avaient tracé pour eux. Le matin, ils ne lisaient plus Le Matin. Ne regardaient plus la télévision. N'écoutaient plus les chansons nulles du Top 50. Ils se moquaient des Grandes Têtes Molles de leur époque. Simplement et sans violence, ils décidaient de déserter…

C'est l'une des plus belles chansons de Georges Brassens. Une mélodie sublime brodée sur un poème de Jean Richepin, intitulé Les Philistins.

Elle m'a toujours fait beaucoup rêver…

10:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook

30/05/2010

Champion du monde !

images.jpegIl n'a pas été invité au grand raout de L'Hebdo la semaine dernière. Pourtant, à tout lui seul, Frédéric Hainard compte plus que les cent Têtes Molles que l'Hebdo a essayé de draguer. Il est jeune et dynamique. C'est un décideur. Il a su se faire élire au Conseil d'Ètat neuchâtelois en camouflant ses erreurs et en dupant les électeurs. Il a les méthodes vigoureuses d'un shérif à qui on ne la fait pas. Et, depuis sa confession filmée de vendredi, il sait toucher au cœur tous les hommes amoureux de plusieurs femmes (ou le contraire). À n'en pas douter, Hainard est un fleuron du libéralisme nouveau : égoïste, rustre, aveuglé par son propre pouvoir, sentimental.

On se réjouit de lire la suite de ses aventures dans les journaux du matin. Car ce champion du monde nous réserve encore bien des surprises.

24/05/2010

Cent Têtes Molles pour un pays mou

crop1.jpgMichel Zendali le dit fort bien : c'est une malédiction qui revient chaque année, comme le Beaujolais nouveau ! Je veux parler du Forum des Cent organisé par l'Hebdo, et qui regroupe, l'espace d'un week-end, tout ce que la Suisse romande compte de « décideurs », de « VIP » ou de vulgaires « people ». D'année en année, la sélection devient plus difficile, étant donné l'étroitesse de notre petit pays, et le fait que les mêmes Têles Molles ne peuvent revenir deux ans de suite. L'hebdomadaire Vigousse, sous la plume acide de Laurent Flutsch, en fait le constat atterrant (voir ici). On ne peut qu'être d'accord avec lui…

Je ne m'arrêterai que sur un point. Dans la fameuse liste des 100 Têtes Molles de notre grande région ne figure aucun intellectuel (ou, si le mot vous effraie, aucun penseur, philosophe ou artiste important)! Hé oui, personne ne pense, n'écrit, ne crée, ne réfléchit sur le monde ou la société ou l'homme ou la femme, en Suisse romande. Cela s'explique bien sûr par le peu de vision des gens de L'Hebdo, obnubilés qu'ils sont par les nouveaux « people » (c'est-à-dire annonceurs) à draguer. Cela indique aussi, à mon sens, la peur de la pensée qu'affiche de plus en plus certains médias. Peur du doute et de la contestation. Peur de la réflexion critique. Peur de ce qui n'entre pas dans les normes médiatiques. Peur de ce qu'ils ne peuvent pas comprendre.

En même temps que L'Hebdo célébre le désert de la pensée romande, le Nouvel Observateur consacre son dernier numéro au « Pouvoir intellectuel » Bien sûr, on ne sort pas de France. Mais quelle différence avec nos chères Têtes Molles romandes ! L'Obs interroge Elisabeth Badinter, Pascal Bruckner, Régis Debray, Pierre Nora et l'incontournable Michel Onfray. Et beaucoup d'autres. On se rend compte alors que la France aime la pensée et les penseurs. Cela tient à sa tradition littéraire. Mais aussi à son goût du débat, de la critique et de la controverse. En France, la pensée est vivante et toujours discutable. C'est-à-dire ouverte aux autres. À la confrontation des idées, des morales et des idéologies.

Ce qui semble de plus en plus absent en  Suisse romande. Non faute de combattants (les penseurs existent, bien sûr, ici aussi, et ils ne sont pas plus nuls qu'ailleurs). Mais faute de véritables passeurs médiatiques.

18:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : hebdo, nouvel observateur, vigousse, suisse romande, forum des cent | | |  Facebook

02/05/2010

Le monde va mal, mais je vais bien !

images.jpegAinsi donc le Salon international du Livre et de la Presse a fermé ses portes à Genève. Comme chaque année, les chiffres de fréquentation vont être excellents (autour de 100'000 entrées) et tout le monde, la mine réjouie, se donnera rendez-vous l'an prochain pour de nouvelles aventures culturelles…

Les éditeurs en général, et les éditeurs romands en particulier, pratiquent la méthode Coué. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Pourtant, il suffit d'une visite au Salon pour se persuader du contraire. Les allées sont plus larges et les stands moins nombreux. Plusieurs éditeurs ont renoncé à venir à Genève (Flammarion, le Seuil, l'Âge d'Homme, Xénia, etc.). Certes, les badauds sont de plus en plus nombreux, comme les ONG et les stands de kébab. Mais qui achète encore des livres ? Et, parmi cette offre pléthorique, des livres de littérature, romande en particulier ? Combien tel auteur reconnu a-t-il signé d'exemplaires de son dernier ouvrage ? Combien Gallimard, L'Aire, Grasset ou Zoé ont-ils vendu de nouveautés ? Les chiffres — et pour cause ! — ne seront jamais divulgués…

Et la presse, précisément ?

Elle va aussi mal que les éditeurs littéraires. Tous les journaux tirent la langue, se battent pour s'arracher quelques pages de pub et se regardent en chiens de faïence. Le Temps, journal réputé culturel, n'était pas au Salon. Trop cher. D'autres journaux, qui autrefois pavoisaient, ont dû se contenter de stands modestes. Car les temps sont durs. La crise n'est pas un vain mot. Les lecteurs, de plus en plus, se rabattent sur le Net ou s'informent par d'autres moyens que les média traditionnels.

Là aussi, c'est la méthode Coué. Chacun attend que l'autre dépose en premier son bilan…

Cette situation est comparable à celle de la Grèce. Laquelle vit à crédit, comme certains journaux et certains éditeurs, depuis plusieurs années. Un jour, pourtant, la réalité nous rappelle à son bon souvenir. Et le réveil, alors, est douloureux…

 

17:45 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : salon du livre, genève, éditeurs, journaux, le temps | | |  Facebook

22/04/2010

Littérature morte, littérature vivante

L'écrivain Georges Bataille disait qu'il y a deux sortes de livres : ceux qui sont mauvais, et qui se vendent beaucoup ; et les autres, qu'il faut aller chercher et mériter, et qui se vendent mal. Sans être aussi moral, je dirais, pour ma part, qu'il y a deux sortes de littérature : la littérature morte et la littérature vivante.

Deux Prix littéraires, attribués récemment en Suisse romande à Jean-Marc Lovay et à Antonio Albanese, en sont l'illustration.

images-1.jpegLe Prix Lipp, tout d'abord, créé il y a vingt ans par l'extraordinaire Anton Jaeger, directeur de la Brasserie Lipp de Genève, personnage chaleureux et haut en couleur, hélas décédé. Cette année, après moultes tergiversations, le Prix a été attribué à l'écrivain valaisan Jean-Marc Lovay (né en 1948) pour son dixième roman, Tout là-bas avec Capolino*. Je ne dirai jamais que Lovay écrit de mauvais livres. Je suis incapable d'en juger, n'étant jamais parvenu à en terminer un seul. En revanche, il me semble que ses livres relèvent d'une littérature morte. Autrement dit, d'un mode ancien, désuet, suranné, d'écrire, reposant sur le délire et l'hallucination (dans la proximité d'Henri Michaux, le génie en moins), l'absence d'intrigue, de personnages, de relation au monde réel et à l'histoire, etc. Ceux qui lisent régulièrement des livres auront reconnu les années 70 dans toute leur splendeur. L'âge de glace du Nouveau roman et des théories littéraires. La sublimation du Rien.

antonio-albanese-copyright-hugues-siegenthaler.jpgFace à Lovay, Antonio Albanese, un jeune auteur lausannois (né en 1970) qui vient de recevoir le prestigieux Prix des Auditeurs de la Première, fait figure de nobody. Pourtant, son premier roman, La Chute de l'Homme**, est un coup de maître. Il raconte les mésaventures d'un personnage, critique d'art et père d'une petite fille de sept ans, fait de chair et de sang qui mène une enquête autour d'un tableau mystérieux, lequel va servir bientôt de miroir à sa propre vie. Le style est vif et dynamique, profond, élégant. L'intrigue est bien menée. L'humour brille à chaque page. Difficile, en tout cas, de lâcher le roman avant d'en avoir découvert la chute, précisèment, qui surprend le lecteur. Bref, un petit miracle de roman, comme tombé du ciel, qui laisse augurer d'une brillante suite.

* Jean-Marc Lovay, Tout là-bas avec Capolino, Zoé, 2009.

** Antonio Albanese, La Chute de l'Homme, l'Âge d'Homme, 2009.

 

10:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : prix littéraires, lipp, prix des auditeurs, lovay, albanese | | |  Facebook

19/04/2010

Dans la jungle du Salon

images.jpegOn le savait depuis longtemps : le monde du livre est une vraie jungle. L'édition, en général. Et les Salons du Livre en particulier. Fondé en 1986 par Pierre-Marcel Favre (photo), Vladimir Dimitrijevic et quelques autres, le Salon du Livre de Genève a longtemps été le rendez-vous obligé des éditeurs, comme des auteurs et des lecteurs. À ses débuts, il faisait la part belle aux éditeurs romands, qui pouvaient ainsi mettre en vitrine leurs livres, et mieux les faire connaître. À cette époque, le livre est ses acteurs fidèles étaient encore au cœur des débats…

Mais, au fil des années, le Salon du Livre de Genève a changé de visage. Les éditeurs, suisses et étrangers, ont été lentement (mais sûrement) chassés du centre du Salon pour se voir repoussés dans ses marges. Au point d'occuper, aujourd'hui, à peine un strapontin — soit l'extrémité des boulevards et des allées. Les diffuseurs (au grand pouvoir financier) se sont alors taillé la part du lion et ont transformé l'ancien Salon du Livre en immense souk où régne la dure loi de la jungle. Les marchands de kebab ont remplacé les imprimeurs. Les journaux rivalisent d'animations bruyantes pour apâter le chaland. Il y a même des attractions foraines au village alternatif…

Ce n'est pas tout. Comme les temps sont difficiles, et certains exposants de plus en plus réticents à venir à Genève, on leur propose des tarifs particuliers. Ainsi, pour une même surface, il n'y a pas deux exposants qui payent le même prix. On va même jusqu'à consentir des rabais de 50% à ceux qui voulaient s'abstenir de participer au Salon 2010 ! Car tout est bon pour remplir l'espace, chaque année plus restreint, de la grande halle de Palexpo !

Ne voulant pas participer à cette mascarade, certains éditeurs, et non des moindres (l'Âge d'Homme, Flammarion, Xenia, etc.), ont décidé d'aller tenir salon ailleurs. Dans certaines librairies genevoises, par exemple, comme le Rameau d'Or ou le Parnasse, où des rencontres-signatures sont organisées avec des auteurs. Il faut saluer leur courage.

 

 

16:38 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : salon du livre, geneve, 2010, favre, dimitrijevic | | |  Facebook

15/03/2010

La France Moixie

DownloadedFile.jpegLa France est un grand pays. Elle l'a toujours été. Patrie des Droits de l'Homme, berceau de la Révolution, elle a donné naissance aux plus grands artistes et écrivains, tant en peinture, qu'en musique ou en littérature. Elle a fait rayonner universellement une langue qui est devenue, assez vite, la langue de la diplomatie. C'est la France lumineuse, celle de Voltaire, Beaumarchais, Flaubert, Claudel, Camus, etc. Celle de la Résistance et de la Raison. Mais il y a aussi une autre France, profonde, ténébreuse, qui aime à se vautrer dans la boue des idées reçues, du racisme et de l'insulte. C'est la France de Yann Moix, médiocre cinéaste et écrivain raté. La France des pamphlets antisémites, des rafles et de la collaboration (un sport national). Une France à peine moins éternelle que l'autre, hélas, la France des Lumières.

A propos la Suisse, Yann Moix déclarait récemment au Matin (CH) : « Oui, c'est vrai, je déteste la Suisse. C'est un pays qui me dégoûte depuis longtemps. Je ne l'ai jamais aimé. C'est Gestapoland, j'ai toujours l'impression que quelqu'un va m'arrêter, là-bas. Ce qui m'énerve par-dessus tout, c'est cette espèce de neutralité sous laquelle on se déguise pour ne jamais avoir à s'engager. Au final, on est plus salaud que les salauds. » Et plus loin : « Il y en a ras le bol de la Suisse! Chaque fois qu'on en entend parler, c'est pour des histoires du même genre. S'il y a un pays inutile, c'est bien celui-là! C'est une dictature soft, nulle, qui ne génère rien, ne propose rien, ne fait qu'entériner les décisions des autres. La Suisse, c'est le néant. » Etc.

Inutile de commenter les propos de Yann Moix, tant ils respirent à la fois la haine, la stupidité et l'ignorance crasse de la réalité helvétique.

Autre manifestation de cette France moisie, dont Yann Moix est le triste représentant et qui gagne chaque jour du terrain : la rumeur qui, la semaine dernière, a enflammé le Web : Carla S. aurait trompé son petit Nicolas de mari ! De simple rumeur (en fait, une plaisanterie privée entre journalistes sur Twitter) cette « nouvelle » a fait le tour du monde et est devenue, en quelques heures, l'« information » la plus importante du moment. Quelle époque formidable ! Cette hystérie collective est un symptôme particulièrement inquiétant, selon moi, de cette France profonde, éternelle elle aussi, médiocre, infâme, qui cultive le ragot — ce qu'on pourrait appeler « le French cancan » —, à la manière de Yann Moix, pour éviter ou ignorer les vraies questions. Celles qui fâchent (le chômage, la dette extérieure, l'« identité nationale », les questions environnementales, etc.)

La France moisie, c'est aussi ça : préférer le cancan au vrai débat, et l'insulte à la confrontation libre des idées.

 

08:40 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : yann moix, suisse, france, pamphlet, polanski | | |  Facebook

08/03/2010

Ah ces belles carrosseries !

DownloadedFile-1.jpegChaque année, la ritournelle revient : est-ce que je vais au Salon ? Non pas au salon de massage, vous m'avez compris mais  au Salon de l'auto. Il faut savoir qu'à Genève, le Salon de l'auto est une institution. L'un des sept pilliers de la prospérité genevoise. Un must, quoi.

Le Salon, il y a longtemps que je n'y suis plus allé. Pourtant, pendant des années, je m'y suis rendu avec mon père, autant pour nous tenir au courant des derniers modèles de l'industrie automobile que pour admirer les belles carrosseries. Car le Salon, c'est aussi ça : depuis qu'un publiciste de génie a eu l'idée d'associer une voiture et une femme, les deux sont inséparables. Pour le meilleur et pour le pire. Qui rêve d'une belle femme doit acquérir une grosse cylindrée…

D'une année à l'autre, toutefois, les voitures sont de plus en plus laides, et les filles de plus en plus jolies.

Cette année, le must, c'est la voiture électrique. Merveille technologique. Pas de gaz polluants. Silencieuse. Confortable. Bref, parfaite pour nous faire croire, encore un peu, que la voiture a un grand avenir devant elle…

Pourtant, le problème, il me semble, ce n'est pas l'essence (qui viendra tôt ou tard à manquer), ni l'électricité (« énergie propre », comme ils disent). Non, le problème, c'est bien la voiture. La caisse, la bagnole, la tire, quoi…

Si l'on fait l'hypothèse (qu'essaient de nous vendre les grandes marques automobiles) que la voiture électrique va remplacer la voiture à essence, eh bien, mes amis, qu'est-ce qui va vraiment changer ? DownloadedFile-2.jpegY aura-t-il moins de bouchons ? Non. Circuler en ville ou ailleurs sera-t-il moins dangereux ? Non encore. Les problèmes de parking seront-ils résolus pour autant ? Non toujours. Avec la voiture électrique, ce sera encore pire. Il y aura davantage de véhicules, donc de danger. Et pour alimenter toutes ces petites merveilles électriques, il faudra construire, selon les spécialistes, deux, voire trois nouvelles centrales nucléaires (car nos centrales hydrauliques n'y suffiront pas). On voit dans quelle impasse essaient de nous mener les fans des voitures électriques…

Alors, pour nous consoler, profitons du Salon pour admirer, comme autrefois l'enfant avec son père, toutes ces belles carrosseries ! Et gardons le rêve intact…

 

10:29 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salon de l'auto, geneve, voiture électrique | | |  Facebook

05/03/2010

Le lobby des banksters

images-4.jpegRegardez-les en rang d'oignons ! Ils sont tous là, sur des pages entières de journaux, qui se donnent la main, comme les complices d'un hold up annoncé. Il y a là la libérale Martine Brunschwig-Graf, qui a ruiné l'école genevoise, le radical Fulvio Pelli, le non-candidat au Conseil Fédéral, le démocrate-chrétien Christophe Darbellay, le grand polichinelle déplumé, et l'UDC Yvan Perrin, l'homme au taser qui tire plus vite que son ombre : les Grandes Têtes Molles du carnaval politique au complet.

Hier, ils défendaient les banksters, le sauvetage de l'UBS par la Confédération, les bonus indécents des patrons. Aujourd'hui, sans état d'âme, ils défendent les assureurs qui veulent réduire les taux de conversion des rentes du deuxième pilier. Mais aujourd'hui comme hier, ils n'ont rien compris. Alors que les assurances, comme les banques, renouent avec les bénéfices et cherchent à attirer les actionnaires en leur promettant des rendements de rêve. Un seul exemple : Zürich Financial s’est ainsi fixé pour objectif un rendement de 16% sur le capital propre. Mais il ne serait plus possible d’obtenir ne serait-ce qu’un rendement moyen de 4% sur le capital de vieillesse des assuré-e-s ! N'y a-t-il pas là comme un problème ?

Face au lobby du mensonge, généreusement soutenu par les assurances, soyons réalistes : réclamons simplement ce qui nous est dû.

Il suffit de dire NON à la votation du 7 mars sur la réduction du taux de conversion.


10:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (5) | | |  Facebook

14/02/2010

Alinghi fait des pets dans l'eau

images-5.jpegÀ cette hauteur, ce n'est plus une défaite, mais une déroute…

Alinghi ressemble bien au Conseil Fédéral : il est parfait quand il fait beau et que le vent ne souffle pas trop fort ! En revanche, dans la tourmente, c'est-à-dire quand il se passe quelque chose, c'est la cata. Pas le catamaran, non. La catastrophe. Et le barreur dans tout ça ? Comme au Conseil Fédéral, il semble ne pas y en avoir. C'est assez singulier. Même avec tout l'argent du monde, on ne peut régater dans la cour des grands.

Heureusement qu'il nous reste le Bol d'Or !

 

 

18:20 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : alinghi, bertarelli, oracle, coupe america | | |  Facebook

02/02/2010

Déclarons la guerre à l'Allemagne !

images.jpegJusqu'où la Suisse doit-elle aller pour défendre non le « secret bancaire », mais les fraudeurs étrangers qui viennent planquer leur argent dans notre beau pays ? Question délicate. Didier Burkhalter, le tout nouveau conseiller fédéral, ne mâche pas ses mots : « C'est une agression contre la Suisse » a-t-il même tonné (on se rappelle que c'est lui qui voulait envoyer le Corps d'Intervention rapide en Libye pour libérer les otages retenus à Tripoli : on connaît hélas le résultat). De là à demander la protection de l'Union Européenne (dont nous ne faisons pas partie), voire une intervention armée de l'Amérique…

Soyons sérieux : notre honneur est-il véritablement en jeu ou en danger si un État voisin (l'Allemagne, mais aussi la France et l'Italie) use des mêmes méthodes scélérates que les riches scélérats qui habitent cet État, mais s'empressent de planquer leur leur oseille sous des cieux moins gourmands ? Que risquons-nous ? Un blâme ? Une invasion armée ? Les départ de quelques fraudeurs affolés qu'on ait retrouvé leur trace ?

Osons le dire : je n'ai pas plus de sympathie pour les fraudeurs que pour les pays qui jouent les voyous. Il faut les mettre dans le même sac. Et surtout ne pas protéger les premiers pour s'assurer la bienveillance (provisoire et hypocrite) des seconds.


16:11 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : fisc, fraudeur, suisse, allemagne burkhalter | | |  Facebook

29/01/2010

For Blondesen only

Pour mon ami Blondesen, un extrait (inédit) de mon prochain roman. En lui souhaitant un prompt rétablissement…

Appelez-moi Adam.

Je suis né en Afrique, il y a longtemps, dans un petit village coincé entre la mer et un volcan éteint. Mon père était petit et redouté. Il avait dix épouses et une kyrielle d’enfants. C’était le seul et le meilleur moyen qu’il avait trouvé pour ne pas travailler. Il passait ses journées sous l’aloès avec une calebasse remplie de vin de palme à rêver d’évasion ou de massacre. Le soir, il titubait d’une case à l’autre et distribuait des volées de bambou.

Malheur à celui qui croisait son chemin !

À cette époque, notre village comptait une centaine d'âmes (je ne parle pas des morts, bien plus nombreux que les vivants). Il était adossé, au nord, au flanc d'un volcan souffreteux, et dominait une longue crête boisée qu'il fallait traverser pour arriver au fleuve, le plus souvent à sec. Les cases étaient des huttes de terre rouge au toit de chaume. Elles dessinaient une sorte de colimaçon: au centre, se trouvaient les cases des femmes, tandis que les hommes occupaient toute la périphérie, elle-même protégée par une double haie d'épieux tranchants.

Une piste rudimentaire reliait le village à la ville de Blondie, distante de cinquante kilomètres. De temps à autre, une jeep l'empruntait. Elle s'arrêtait au centre du village, dans un nuage de poussière. Des militaires en descendaient, le fusil sur l'épaule, le visage luisant de transpiration. Ils allaient dans la case de mon père. Les Reines leur apportaient à boire et à manger. Les plus jeunes, parfumées au soumaré, les cheveux ornés de perles multicolores, restaient dans la case jusqu'au soir. Moi et les autres on collait notre oreille aux fenêtres. On entendait des cris bizarres, des couinements de chauve-souris. Le soir tombait. Comme on éloigne les mouches à merde, les Reines nous chassaient avec des touffes d'ortie. Enfin, les militaires sortaient, le fusil à la main, l'uniforme débraillé. Ils remontaient dans leur vieille land-rover, les yeux brillants, emmenant avec eux d'autres femmes du village. La voiture repartait comme elle était venue, dans un bruit effroyable de pistons. On revoyait rarement les femmes aux épaules garnies de chapelets de soumaré. Mais on avait la paix pendant des lunes.

D'autres jours, c'était un car de touristes aux yeux rougis par la chaleur, aux reins cassés par la mauvaise route, qui se garait devant les palissades. Ils ne restaient jamais longtemps. Les femmes s'éventaient nerveusement et les hommes prenaient des photos. Parfois ils nous donnaient du bubble-gum ; plus rarement des pièces de monnaie. Mon père en profitait pour vendre ses vieux trophées : ses défenses d'éléphant, ses gris-gris, ses peaux de crocodile.

Les gens venaient nous voir par petits groupes ou en troupeaux comme une curiosité. Dans leur regard, il y avait de la fascination, un peu de peur, beaucoup de nostalgie. C’était la nostalgie des temps anciens, la vie sauvage et libre, la communion avec Mère nature — toutes ces conneries. Ce n’est pas nous qu’ils regardaient, la larme à l’œil, mais eux-mêmes en état d’enfance. Ils contemplaient avec tendresse ce qu’ils avaient été, il y a très longtemps, des singes nus, avant que le train de l’histoire, qu’ils appellent civilisation, ne les emmène définitivement du bon côté du monde, sous des climats paisibles, à l’abri du soleil et du besoin. Sous la nostalgie subsistait la peur que cet enfant grandisse et réclame un jour ce qu’on lui avait pris. La peur diffuse qu’on quitte notre village, en hordes bruyantes et bigarrées, qu’on prenne la route du nord et qu’on débarque un jour chez eux, dans leur village, comme ils débarquaient chez nous.

08:30 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : roman, blondesen, blog | | |  Facebook

28/01/2010

Le pire et le meilleur à la télé

Curieuse coïncidence : les deux émissions passent le même jour, et presque en même temps. La première s’appelle Tard pour Bar : c’est tous les jeudis vers 22h30 sur la TSR. La seconde s’appelle La Grande Librairie : c’est également le jeudi, mais plus tôt, vers 20h35 sur France 5. Avec ces deux émissions, qui prétendent toutes deux présenter l’actualité culturelle et littéraire, la télévision nous propose, chaque semaine, le pire et le meilleur.

images-1.jpegLe pire, tout d’abord. C’est Tard pour Bar sur la TSR. Nous assistons, jeudi après jeudi, au même débat futile réunissant des invités parfaitement interchangeables venus donner la réplique à un animateur qui ne manque pas une occasion d’étaler son inculture et de ramener sa fraise. La vedette, c’est lui, bien sûr, Michel Zendali. Les livres ? Il ne les lit pas (cela pourrait influencer son jugement). Le théâtre ? Il n’y va pas (ce n’est pas très gai). Quant au reste, l’« actualité culturelle », il en délègue la responsabilité à une charmante jeune femme, Ushanga, qui a deux minutes chaque semaine, montre en main, pour la présenter à l’écran. La seule séquence originale de l’émission est constituée par un micro-trottoir réalisé quelque part en Suisse romande avec quiproquos, double sens et clins d’œil tout à fait savoureux. Mais rien, bien sûr, sur l’actualité du livre, les expositions, les concerts. En un mot : la création en Suisse romande (les créateurs sont rarement invités à Tard pour Bar)

images-2.jpegLe meilleur, maintenant. C’est donc tous les jeudis sur France 5 à partir de 20h30. Cela s’appelle La Grande Librairie et c’est animé par François Busnel, un ancien journaliste du magazine Lire. Intelligent, subtil, compétent (il a lu tous les livres dont il parle) et surtout doué d’un sens de l’accueil et de l’écoute tout à fait inconnu chez son concurrent culturel (qui ne songe qu’à couper la parole à ses invités et à se mettre en évidence). Et que propose donc Busnel ? Chaque semaine, c’est un feu d’artifice. Excusez du peu : il a fait venir l’écrivain américain Paul Auster pour un entretien exclusif (et en français !) de deux heures ! De même avec James Ellroy. Il est allé rendre visite à Philip Roth à New York. Il a bien sûr convié à son émission Jacques Chessex, Pascal Quignard, Laure Adler, Amélie Nothomb, etc. Par exemple, sa dernière émission réunissait Marie Darrieussecq, Jean-Jacques Schuhl et Philippe Sollers. Plateau exceptionnel qui a ravi non seulement les amateurs de livres, mais aussi ceux qui aiment les rencontres (et les dialogues) au sommet. François Busnel aime les livres et les écrivain(e)s. Cela se voit et cela s’entend. Il aime les rencontres et les débats. Il est à la fois humble et compétent, heureux surtout de recevoir ses invités.

Alors ce soir, n’hésitez pas, rejoignez tous La Grande Librairie : l’une des rares émissions littéraires que propose la télévision. C’est en effet sur ce plateau, à partir de 20h30, tous les jeudis, que cela se passe.

09:30 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : livres, culture, télévision | | |  Facebook

25/01/2010

Premier Prix du Roman des Romands

images.jpeg N'ergotons pas : le Prix du Roman des Romands, doté de 15'000 Frs et qui vient d'être décerné vendredi soir en grandes pompes à la Comédie de Genève, est une magnifique initiative, qui va mûrir avec le temps et porter de beaux fruits. L'idée de génie de Fabienne Althaus-Humerose, enseignante au Collège de Saussure et initiatrice du Prix ? C'est de faire lire à quelques centaines d'adolescents romands — collèges, gymnases, écoles de commerce et de culture générale, etc. — une sélection de livres écrits ou édités en Suisse, puis, de manière très démocratique, d'attribuer le Prix du Roman des Romands à l'un des livres sélectionnés. Autrement dit, d'amener des jeunes, par la lecture et les rencontres avec les auteurs, à la littérature vivante d'aujourd'hui. En cela, ce Prix est unique et véritablement prometteur, puisqu'il ne fait pas que récompenser un auteur plus ou moins méritant, mais qu'il forme des générations de lecteurs à venir, et assure donc, d'une certaine manière, la pérennité de la littérature.

Lire la suite

09:36 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : yasmine char, roman, romand, prix | | |  Facebook