15/02/2011

Fin de règne à la Comédie

images-3.jpegDisons-le franchement : peu de monde, à Genève et ailleurs, regrettera le prochain départ d'Anne Bisang de la Comédie, tant il semble flotter à present dans ce théâtre autrefois vivant et joyeux une atmosphère de fin de règne.

En quelques années, les abonnements ont chuté de moitié. Quant aux entrées, elles ont suivi la même pente désastreuse que celle des abonnements : 50% d'entrées payantes en moins…

Bien sûr, il ne faut pas juger de la qualité d'un théâtre uniquement au nombre d'entrées. Pourtant, non loin d'ici, un théâtre comme celui de Vidy, dirigé de main de maître par René Gonzalez, généreux dans son offre et toujours bondé, montre à qui veut le voir que l'on peut très bien concilier spectacles de qualité et fréquentation importante, créant plus souvent qu'à son tour l'événement. Au point de devenir, au fil des ans, l'un des théâtres de référence de la francophonie…

images-4.jpegRien de tel, hélas, à la Comédie, où le théâtre, sous la férule de sa directrice Anne Bisang, est devenu triste et solitaire. Preuve en est son dernier spectacle, Katharina, d'après Heinrich Böll, qui ne semble pas enthousiasmer les foules.

Autre preuve d'une fin de règne, la publication d'un ouvrage entièrement consacré à la gloire de la maîtresse des lieux, comportant photos couleurs et articles de complaisance. Ouvrage de commande qui, par son propos autocélébratif et son coût exorbitant (50'000 Frs quand même !), a fait tousser quelques magistrats en haut lieu. Si l'on veut ériger sa statue, et passer à la postérité, autant le faire soi-même !

Après l'âge d'or de Benno Besson (ah ! L'Oiseau vert ! Ah ! Dom Juan avec Carlo Brandt !), il y a eu l'âge d'argent de Claude Stratz, qui n'était pas si mal que ça (ah ! L'École des mères et Les acteurs de bonne foi ! de Marivaux). Aujourd'hui, nous traversons l'âge de bronze, celui qu'a instauré Anne Bisang, dont peu de souvenirs, hélas, resteront vivants et joyeux dans nos mémoires.

 

 

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11/02/2011

Les grenouilles de la RTS

images-2.jpegIl y a toujours quelque chose qui se passe à la RTS (anciennement TSR). Quand on ne supprime pas les rares séries originales qui marchent (par exemple Photo sévices, de et avec l'excellent Laurent Deshusses), ce sont les animateurs-vedettes qui jettent l'éponge. Comme Michel Zendali, fatigué d'animer Tard pour Bar, la seule émission culturelle de la RTS. Aimant le débat et la controverse, Zendali avit imaginé une sorte d'Infrarouge culturel, un talk-show plus proche d'Ardisson que de Ruquier. En quoi, sans doute, il a eu tort, vu l'échec relatif de son émission.

L'Hebdo de cette semaine, sous la plume de Melinda Marchese (voit ici), nous apprend que la grogne monte à la RTS. Non pas parce que Zendali s'en va, mais parce que la direction de la chaîne a décidé de confier à une entreprise extérieure le mandat de produire une autre émission culturelle. Cette entreprise, c'est Point Prod, dirigée par l'ex-de la TSR David Rihs. Et l'animatrice pressentie pour remplacer Zendali n'est autre qu'Iris Jimenez, encore une ex de la TSR.

Confier une émission culturelle à une boîte privée, est-ce vraiment un scandale ?

« Oui ! crient en chœur les employés de la RTS. Pourquoi confier à d'autres ce que nous pourrions très bien produire nous-mêmes ? »

L'article de L'Hebdo nous apprend, incidemment, que la rédaction culturelle de la RTS compte pas moins de… 60 collaborateurs !

Je n'en crois pas mes yeux.

60 personnes travaillant jour et nuit, d'arrache-pied, à l'édification des masses laborieuses et incultes de Suisse romande… ? Qui l'eût cru ?

Moi qui pensais naïvement — vu l'indigence de l'offre en la matière de notre télévision — que seul Zendali œuvrait pour la culture! Que font alors les 59 autres collaborateurs, grassement rémunérés par l'argent de la concession ? Sont-ils à ce point inutiles, ou incompétents, qu'on aille chercher ailleurs, dans une maison concurrente et privée, une solution pour remplacer l'inoubliable Tard pour Bar ? Et qu'en pensent, alors, les collaborateurs de la radio (RSR), sensés faire partie intégrante de la nouvelle synergie de la RTS ? Comptent-ils pour beurre ?

Avant le printemps, on entend déjà le chant des grenouilles sur nos ondes.

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06/02/2011

Rendez-vous à la Mère Royaume le 7 février

images-1.jpegDu nouveau à la Compagnie des Mots !

Pour offrir un plus vaste espace aux passionnés de littérature romande, la Compagnie des Mots recevra désormais ses auteurs au restaurant de la Mère Royaume, 4 Place Simon-Goulart (parking à la gare Cornavin).

Prochain rendez-vous à ne pas manquer : lundi 7 février, de 18h à 20h, la Compagnie accueillera Jean-Michel Olivier, prix Interallié 2010 pour son roman L’amour nègre.

Animation : Serge Bimpage
Avec la participation de Stéphanie Pahud, Maître assistante UNIL et de Pierre Cohannier, comédien.
Bar, possibilité de se restaurer après.
Renseignements : www.lacompagniedesmots.ch
ou 078 680 49 53

04/02/2011

L'hiver des révolutions

images-3.jpegJ'étais en Algérie il y a trois mois, invité au SILA (Salon International du Livre d'Alger), le plus curieux salon du livre que j'aie connu. Une immense tente comportant trois allées dont une seule, l'allée centrale, jouissait d'un éclairage sommaire. Tout le reste était plongé dans l'ombre. Et une marée humaine. Près de 100'000 visiteurs par jour. La plupart des hommes barbus, et des femmes voilées. Passionnés de lecture, de débats, de nouveautés. Mais souvent dépités lorsqu'ils voyaient le prix des livres proposés (en particulier les livres suisses), qui correspondait, pour eux, au dixième de leur salaire (autour de 400 € par mois).

Quittant le Salon pour aller me perdre dans les ruelles de la ville, j'ai rencontré des hommes et des femmes excédés, révoltés contre l'État qui les maintient dans une quasi misère, furieux contre les « barbus » qui sont complices de cette situation. Et constamment sur leurs gardes, aussi, surveillés par une police très présente. Des gens prêts à tout pour que cela change. Ceux qui m'accompagnaient (Christian Lecomte, Roger Schwok, Sylviane Friederich) ont senti comme moi cette tension extrême…

images-4.jpegÀ la surprise générale, c'est la Tunisie qui a montré le chemin. Sans doute un des régimes les moins sévères et les moins policiers du Maghreb. Mais un peuple épris, depuis toujours, de liberté. Aujourd'hui, c'est au tour de l'Égypte. Même révolte contre les abus et les privilèges. Même sentiment de ras-le-bol. Mais comme une révolution ne se fait pas en un jour, la tension reste vive, les affrontements sont nombreux et quotidiens.

Comme au jeu des dominos, d'autres pays vont bientôt tomber. Le Yémen, un des pays les plus pauvres du monde, malgré son pétrole. Puis l'Algérie, c'est certain, qui ne supporte plus la nomenclature au pouvoir depuis des lustres. Puis la Syrie ou la Lybie…

Nous vivons un hiver exaltant. Pourvu qu'il ne se teinte pas de rouge… Mais le pr9ntemps risque de nous surprendre encore davantage !

10:51 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : égypte, algérie, tunisie, révolutions | | |  Facebook

29/01/2011

Galliano, de Bach à Piazzolla

images-3.jpegJ'étais hier soir, grâce à l'invitation d'un ami, au Victoria Hall, pour écouter Richard Galliano. C'était la première fois que je le découvrais sur scène, l'ayant vu mainte et mainte fois à la télévision, en particulier sur la chaîne Mezzo, dont il est l'artiste-fétiche. Galliano est encore plus impressionnant sur scène qu'à la radio ou à la télévision. Un jeu sobre, pourtant, sans artifice ni poudre aux yeux. Un jeu riche et limpide, précis, d'une effusion sans cesse maîtrisée qui aime à se promener souvent au bord du vide. « Valse mélancolique et langoureux vertige », disait Baudelaire.

Harmonie d'un soir exceptionnel où la voix (le souffle) de l'accordéon se mêle au chant du violon, du violoncelle et de la contrebasse.

En première partie, Galliano se frotte à Bach. Rencontre improbable du plus rigoureux des mélodistes allemands avec l'accordéoniste cannois (né en 1950) qui joue au rythme de son souffle lyrique et fou. L'accordéon remplace ici la voix du hautbois. Le résultat est magnifique, même si on a l'impression que Galliano se retient sans cesse, interprète Bach à la perfection, sans oser l'attirer sur les sentiers inattendus de l'improvisation. Parfait, donc, mais un peu froid.

La seconde partie du concert nous ramène au répertoire plus traditionnel du piano du pauvre. Lumineuses compositions de Galliano (ah, vie, violence, sur les paroles de Claude Nougaro !) et, bien sûr, Astor Piazzolla, son grand ami. On retrouve brusquement l'âme de l'accordéon (car l'accordéon a une âme), ses outrances, sa folie. Galliano est alors magistral. Merveilleusement accompagné par son quintet à cordes, il traverse les langues et les pays. C'est là, à mon sens, qu'il est inégalable. Lyrisme, sensibilité, invention continue d'un chant qu'on écoute les yeux fermés, et qui puise à la source même de la musique.

On en redemande!


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25/01/2011

Ma femme me trompe

DownloadedFile.jpegJ'avais des doutes. Mais maintenant j'en suis sûr : ma femme me trompe. Elle se lève en catimini pour regarder la télévision. Mad Men. Une série américaine (bien sûr) qui reconstitue à merveille le glamour des années 60. On y toraille sans retenue et sans remords. Dans l'agence de pub où travaille Don Draper, tout paraît propre en ordre. Les hommes en petits coqs arrogants et jaloux de leurs prérogatives. Les femmes en parfaites secrétaires en robe vichy. Mais le vernis se craquelle, bien sûr. Et ce splendide monolithe masculin va bientôt tomber en poussière.

Sauf Don Draper…

Ah, Don Draper, justement, parlons-en. C'est pour lui que ma femme se lève en douce au milieu de la nuit. Dégaine de top model, costume taillé sur mesure, toujours perdu dans un nuage de fumée, la voix rauque et ravagée par le bourbon, il crève l'écran. Le peu d'honnêteté (intellectuelle) qui me reste m'oblige à le reconnaître. C'est l'acteur Jon Hamm qui interprète ce personnage à la fois taciturne et attachant. Je comprends que ma brune me fasse des infidélités…

Pour ma part, ce que je préfère chez Don Draper, et d loin, c'est sa femme. Betty. Le sosie (on dirait aujourd'hui l'avatar) de Grace Kelly. Rien que ça. Fragile, insondable, d'une beauté froide et si artificielle. Tandis que Don la trompe (c'était la règle dans les sixties), Betty va s'allonger chez son psy, tire à la carabine sur les pigeons du voisin, coupe une mèche de ses cheveux blonds pour la donner, en fétiche amoureux, à l'enfant d'une amie. Va faire ses courses dans un supermarché typique de ces années-là…

Allez-y voir vous-même si vous ne me croyez pas…

 

 

 

 

 

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12:06 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mad men, don draper, betty | | |  Facebook

07/01/2011

Du malheur d'écrire en Suisse

Quel est le grand malheur des écrivains de ce pays?

La Suisse est un pays heureux…

Si l'art en général — et la littérature en particulier — se nourrit des peines et des tourments des hommes, les Suisses sont les plus mal lotis. Pas de génocide. Deux guerres mondiales traversées (presque) sans dommages. Peu de conflits syndicaux (ah! la paix sociale!). Un bien-être économique partagé par le plus grand nombre. Vraiment pas de quoi monter aux barricades, ni développer des instincts meurtriers…

Ce confort relatif, apprécié par une grande majorité de la population, est extrêmement nuisible aux écrivains. Il étouffe les cris, tue dans l'œuf toute révolte radicale, neutralise la violence qui fait la base des rapports sociaux.

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Ces cris étouffés, ces chuchotements, cette violence exprimée toujours à mots couverts, on les trouve dans plusieurs livres parus récemment en Suisse romande. Le premier exemple (dont nous avons déjà parlé ici) est celui de Laure Chappuis, (née  en 1971) dans son premier livre L'Enfant papillon*. Quel est le propos de ce récit au style léché ? Une jeune femme se retrouve enceinte. Elle veut garder son enfant. Mais son père s'y oppose et confie le bébé de sa fille, à sa naissance, à une autre mère qui l'élèvera. Le sujet est grave, douloureux, tragique même. Pourtant, cette douleur est constamment transfigurée en belles phrases poétiques, le chagrin de la narratrice presque neutralisé par un style à la limite de la préciosité (« Avec la prudence du silence, il glisse son corps d'ouate en direction du lit. »)

Dans le même ordre d'idées, mentionnons le dernier livre de Marie Gaulis (née en 1965), Lauriers amers** (dont nous reparlerons plus longuement). images-1.jpegDe quoi s'agit-il ici? Une jeune femme, la narratrice, enquête sur la mort de son père, disparu tragiquement au Liban en 1978, alors qu'il était en mission pour le CICR. Le livre est haletant. On sent un véritable enjeu dans ces pages où la jeune femme suit, trente ans plus tard, les traces d'un père qu'elle a à peine connu (il est mort quand elle avait 12 ans). Le livre oscille entre enquête policière et quête existentielle. Et Marie Gaulis (fille de Louis) est un véritable écrivain. Elle a construit, au fil des livres, un univers tout à fait cohérent. Et ses Lauriers amers s'inscrivent parfaitement dans une œuvre exigeante et singulière. Ce qu'on peut regretter, simplement, c'est que la douleur, ici, profonde, essentielle, ne soit pas saisie à bras le corps, et exprimée dans une langue qui rende compte de sa violence. Elle est diffuse ici, et presque diluée dans une langue aux accents trop « poétiques ».

images-2.jpegDernier exemple de ce « bien écrire » qui est parfois l'ennemi de l'« écrire juste », les deux derniers ouvrages de Julien Burri, Si seulement*** et Poupée**** (dont nous reparlerons aussi plus longuement cet été). Burri (né en 1980) publie à la fois des poèmes et des romans, tous deux largement autobiographiques. Si le premier des deux livres fait la part belle au père, tantôt aimé, tantôt honni, le second accorde une large place à la mère, à la fois forte et frivole, qui cherche à faire de son enfant cette poupée parfaitement docile — dont seule tirerait les ficelles — qui donne son titre au roman. Ici aussi, la violence éclate à chaque page, elle la sent bouillonner chez l'écrivain, elle est le vrai sujet du livre. Mais elle n'explose jamais, neutralisée par une écriture élégante et trop douce. Burri s'arrête souvent au seuil d'une vérité qui pourrait transfigurer son livre, en montrant la douleur nue, dans toute sa crudité, sa cruauté, sans le fard d'une écriture trop travaillée.

* Laure Chappuis, L'Enfant papillon, éditions d'autre part, 2009.

** Marie Gaulis, Lauriers amers, éditions Zoé, 2009.

*** Julien Burri, Si seulement, éditions Samizdat, 2009.

**** Julien Burri, Poupée, Bernard Campiche éditeur, 2009.

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30/12/2010

Evaristo Perez en trio

images.jpegComme elle est fertile en écrivains, la Suisse romande est aussi une terre incroyablement riche en musiciens. Elle a hébergé les plus grands, comme Stravinski, et accueille, chaque été, le plus important festival de jazz du monde à Montreux. C'est là, précisément, que le pianiste genevois Évariste Perez a joué, comme il s'est déjà produit à Cully, à Rome ou au Paleo. Excusez du peu !

Né en Suisse en 1969 d’une famille originaire de Barcelone. diplômé du Conservatoire de Genève, il découvre le jazz à l’AMR avec Michel Bastet, puis se perfectionne en Italie avec Franco D’Andrea, Enrico Pieranunzi et Paolo Fresu, ainsi qu’en Suisse avec Misha Mengelberg, Fred Hersh. Il joue ensuite avec la Fanfare du Loup, Diana Miranda et l'extraordinaire Erik Truffaz.

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01/12/2010

L'ère de la bêtise

images-4.jpegNous vivons une drôle d'époque. L'information que distillent les média se doit d'être accrocheuse et exclusive. Tous les journaux, même les plus prestigieux comme le New York Times, Le Monde ou notre petit Temps, cèdent à la tentation de scoops qui devraient retenir, quelques instants, l'attention d'un lecteur de plus en plus distrait, de plus en plus fatigué par cette concurrence imbécile.

La dernière preuve en date s'appelle WikiLeaks, un site spécialisé en fuites et révélations fracassantes, fonctionnant sur le bon vieux fantasme de la paranoïa. Que disent les puissants quand nous avons le dos tourné ? Quelles vérités (nécessairement cachées) circulent entre diplomates ou ministres ou militaires, qui changeraient certainement la face du monde si elles étaient divulguées ?

Ces vérités, les voici : le président Sarkozy est un homme « susceptible et autoritaire », tandis que Silvio Berlusconi, fatigué par ses orgies nocturnes, n'a plus la force, ni la clarté d'esprit pour diriger l'Italie. Angela Merkel serait « trop prudente et manquerait d’imagination. » Le président russe Dimitri Medvedev, lui, serait dominé par son Premier ministre Vladimir Poutine. Quant à Hillary Clinton, elle aurait ordonné à ses diplomates de s'emparer du numéro de carte de crédit de leurs invités. Etc. etc. Ces âneries ont rempli des pages entières de nos quotidiens, du Temps au Matin (car il n'y a pas de différence, ni de hiérarchie dans la recherche du scoop). Des pages entières sans nul regard critique, nulle mise en perspective. De la bonne herbe qu'on donne à paître aux moutons de lecteurs…

On attend des élèves qu'ils exercent à l'école leur regard critique. Difficile de le faire dans un monde où ceux qui devraient surveiller, vérifier, approfondir l'information se contentent de propager des ragots gracieusement fournis par un site, WikiLeaks, qui ressemble à une benne à ordure, et dont les intentions semblent bien mystérieuses.

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12/11/2010

Interview mystère

images-4.jpegJ'ai donné, la semaine dernière à Alger, une longue interview à Dalila, charmante journaliste de La Nation arabe. Dalila m'envoie aujourd'hui l'article qu'elle a tiré de notre rencontre… en arabe. Quelqu'un pourrait-il me dire ce que je raconte dans l'interview ?

الكاتب والناقد السويسري  "جون ميشال أوليفي" للأمة العربية:
" السياسيون المتطرفون  وغياب المسلمين المعتدلين عن واجهة الحوار وراء تنامي الإسلاموفوبيا في سويسرا "


" جون ميشال أوليفي" من مواليد 1952 بسويسرا، صحفي،كاتب،ناقد وأستاذ، سلم قريحته ومد عينيه إلى الرواية  ليلج  في قضايا الإنسان وهمومه في زمن العولمة والإنسلاخ الثقافي، ولعل اشتغاله بالكتابة الأدبية والفنية المعاصرة، وكذا تدريسه للغتين الفرنسية والإنجليزية، جعلا منه يصنف عند السويسريين من بين أحسن الكتاب في عهده، ومن الذين يمتلكون لغة أنيقة رشيقة التعابير تجعل من  قراءة كتبه متعة فنية يستشعرها القارئ، بحيث تثري قاموسه اللغوي بمصطلحات جديدة  هي مزيج من اللغات الشائعة الإستعمال في موطنه الأصلي، ويبدو أن روايته الأخيرة "الحب الزنجي" التي بيعت بالإهداء في الصالون الدولي للكتاب بالجزائر، هي  نافذة تسلط الضوء على موضوع الهجرة والثقافة المسلوبة في عالم أصبح قرية صغيرة، تحول فيها الإنسان المعاصر إلى كائن تقني تواصلي، حاجته إلى الثقافة البصرية دائمة في إنتاج المعاني وتأسيس القيم الجمالية ورسم رؤاه  المستقبلية بفضل مختلف الوسائط التقنية، و التي تعمل على إعادة تشكيل  العالم وصياغته بما يخدم مصلحة القوي.
"الأمة العربية" إلتقت بالكاتب الصحفي "جون ميشال أوليفي" على هامش تواجده بالجزائر، وعادت بهذا الحوار الذي يحدثنا فيه عن روايته الأخيرة التي عرفت أعلى نسبة مبيعات في أوروبا منذ صدروها شهر جويلية الفارط، إلى جانب موقع الأدب السويسري الذي لايخلو من كتب دينية إسلامية، و كذا الأسباب الكامنة وراء  تنامي الهاجس الإسلامي.

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09:25 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : interview, alger, dalila, arabe, français | | |  Facebook

20/10/2010

Les éternels dindons de la francophonie

images-2.jpegDifficile de l'ignorer : les XIIIème Sommet de la Francophonie s'ouvre ce week-end à Montreux. Comme on le sait, il devait se tenir à Madagascar. Mais comme l'île est sujette aux violences politiques, les Malgaches ont renoncé à organiser la manifestation. Ce sont les Québéquois, alors, qui ont proposé la Suisse comme nouvel organisateur. Et Micheline Calmy-Rey, avec courage, a accepté le défi de mettre sur pieds, en quelques semaines, une manifestation qui regarde tout de même près de 220 millions de personnes dans le monde.

Alors, bien sûr, ça sent l'impro à plein nez. Des tables rondes ont été convoquées au titre extraordinairement excitant: « La viabilité mondiale : Comment faire face aux défis globaux en matière de développement durable, de changements climatiques et de biodiversité ? ». Ou encore : « Face à la crise alimentaire : Etats, privés, organisations internationales : quels rôles et responsabilités ? ». Sans parler de cette « Journée thématique sur les droits humains et les 10 ans de la Déclaration de Bamako ». En d'autres termes, francophonie rime d'abord avec géopolitique, faim dans le monde, virus HIV et développement durable…

Et l'autre francophonie, me direz-vous ? La vraie. C'est-à-dire l'usage, la jouissance, le lien social, le patrimoine culturel que représente cette langue commune à près de 220 millions d'êtres humains : le français. Et plus précisément celles et ceux qui chantent cette langue, qui l'écrivent, qui la servent, qui en font une arme et un trésor ? En un mot : les artistes.

images-3.jpegCe sont les grands absents de ce XIIIè Sommet. À croire qu'il n'y en a pas — ou qu'ils sont quantité négligeable. Bien sûr, la chanson francophone est vaguement à l'honneur. Quand je dis vaguement, c'est qu'on a ressorti de leur malle, après des semaines d'âpres négociations, la fine fleur de la chanson francophone d'antan. Julien Clerc, Diane Dufresne, Laurent Voulzy, Maurane. Et pour la Suisse, puisqu'il fallait un Suisse : Jérémie Kisling. Il va sans dire que je n'ai rien contre ces chanteurs, qui sont tous admirables. Mais n'y avait-il pas d'autre choix ? La chanson francophone s'est-elle arrêtée de chanter dans les années 80 ? Et Stress ? Et Polar ? Et Carla Bruni alors ?!

Si la chanson est mal représentée (toujours l'amateurisme des organisateurs), la littérature, elle, n'est même pas représentée du tout. Aucune rencontre, aucune table ronde, aucune discussion sur la création littéraire au Québec, en Algérie, en Belgique, en Suisse romande, en France ? Rien. En Suisse, nous avons l'habitude du silence des universités, qui brillent toujours par leur inexistence. Mais là, c'en devient affolant. Y a-t-il un poète dans la salle ? Qu'il sorte immédiatement ! Un écrivain ? Qu'on l'expulse manu militari ! Un philosophe ? Qu'il ferme sa gueule ! Cet « oubli », qui n'en est pas un, est révélateur de la place accordée aujourd'hui par les politiques aux créateurs de toute sorte. Même pas un strapontin lors des grands raouts internationaux. Ce n'est certes pas à l'honneur de Micheline Calmy-Rey (dont le premier métier, pourtant, fut de diffuser des livres!). Mais, en Suisse, cela n'étonnera personne.

10:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : francophonie, montreux, calmy-rey, chanson | | |  Facebook

17/10/2010

La triste histoire de Marguerite…

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Peu de théâtres, dans la région lémanique, proposent un tel cocktail d'intelligence et d'émotions, de sagesse et d'humour tendrement décalé. C 'est pour cela, sans doute, que le Théâtre du Loup, qui a bâti sa tannière du côté des Acacias grâce à l'appui de Mathias Langhoff, est unique en son genre…

Dix-huit ans après sa création à la Comédie de Genève (à l'époque, Claude Stratz en était le directeur), le Loup reprend La triste histoire de Marguerite qui jouait si bien du violon, d'après David McKee. Voici ce que mon collègue et ami Serge Bimpage écrivait dans La Tribune de Genève : « Alors en voiture avec Marguerite pour cet irrésistible voyage aigre-doux au pays des êtres humains. Au fil de ses péripéties, non seulement l’archet magique de l’héroïne triomphera tour à tour de l’ire des gens pressés (la scène des habitants de l’immeuble est désopilante), de la voracité des managers de tout poil et de ses propres parents qui projettent en Marguerite une réussite qui leur fut confisquée, mais il fait naître au fil de sa musique un monde fantasmagorique et parallèle. Servi par une mise en scène rythmée, à laquelle se plient avec autant de talents tous les protagonistes de l’histoire, ce spectacle qui fourmille de trouvailles est à classer au rang des plus beaux fleurons du théâtre pour enfants. »
Il est toujours intéressant de revoir un spectacle que l'on a aimé lors de sa création, plusieurs années auparavant. Qu'est-ce qui a changé ? images-1.jpegDes détails de la mise en scène extraordinairement inventive de Rossella Riccaboni, Adrien Barazzone et Eric Jeanmonod (à qui l'on doit une scénographie proprement géniale toute en trompe-l'œil, en chausse-trappes, en fenêtres  secrètes. Quelques allusions à nos obsessions contemporaines (Facebook, les téléphones portables). Des masques magnifiques. Une musique (signée Jacques Demierre) qui sait jouer des genres et des scies à la mode. Des scènes chantées, d'autres dansées, avec grâce et humour.

Oui, La triste histoire de Marguerite est bien une re-création. Une fête de l'intelligence et des sens dont on ressort heureux. Il ne faut rater cette aubaine à aucun prix ! C'est trop bien. Et trop rare à Genève.

Du 16 octobre au 7 novembre 2010 au Théâtre du Loup, chemin de la Gravière, Acacias.
Spectacle tous publics, dès 6 ans. Mercredi et samedi à 19h . Vendredi à 20h . Dimanche à 17h.
Relâche le lundi, mardi et jeudi

lien internet : http://www.theatreduloup.ch/spip.php?article125

 

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10/10/2010

Petite fable

images-2.jpegJohn grandit normalement, mais il ne parle pas, au grand désespoir de ses parents.

Vers l'âge de seize ans, il dit enfin à l'heure du thè : « J'aimerais bien un peu de sucre. »

Sa mère, émerveillée : « Mais, John, pourquoi n'as-tu rien dit jusqu'ici ?

— Jusqu'ici, dit John, tout était parfait. »

Si tout est parfait, le langage est inutile. C'est vrai pour les bêtes. Si les bêtes ne parlent pas, c'est que tout est parfait pour elles. Si un jour elles se mettaient à parler, c'est que le monde aura perdu une certaine perfection.

Jean Baudrillard (1929-2007), Cool memories, Galilée, 1987.

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28/09/2010

L'Amour nègre à Paris


Mercredi 29 septembre 2010 (18h-21h) à la librairie L’Âge d’Homme

(5 rue Férou – 75006 Paris)

nous fêterons la sortie du roman de Jean-Michel Olivier, L’Amour nègre (de Fallois/L’Âge d’Homme)

OlivierCouv.jpg
images-2.jpegÀ cette occasion, le comédien Carlo Brandt lira des extraits de L’Amour nègre.
Présentation du roman. Débat. Dédicaces.
Pour tout renseignement, consulter le blog : http://librairieagedhomme5rferouparis.blogspot.com/
Librairie L’Âge d’Homme
5 rue Férou - 75006 Paris
(entre la rue de Vaugirard et la place Saint-Sulpice)
M° St-Sulpice
01 55 42 79 79
courriel : lagedhomme@orange.fr

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24/09/2010

Manuel Tornare frappe deux fois

images.jpegChose promise, chose due. Au printemps dernier, Manuel Tornare promettait que la totalité de la demande en places de crèche serait couverte d’ici à l’horizon 2014-2016. Il dévoile aujourd'hui cinq projets de construction ou d’extension de crèches qui « devraient, entre l’an prochain et 2014, offrir 327 nouvelles places de garde pour les enfants âgés de quelques mois à 4 ans », selon la TdG. Il est rare qu'en politique — le règne de la mémoire courte — les promesses soient tenues. Regardez Mark Muller et son ambition de construire 2'500 logements par année… Regardez Michèle Kunzler qui prône des transports en commun efficaces et bon marché et qui laisse les TPG augmenter le prix des billets de près de 16%…

Tornare, lui, promet peu, mais réalise ses promesses. Dans un canton où les crèches ont longtemps été négligées, où on encourage la natalité, mais on décourage les parents qui travaillent, ces nouvelles places de garde seront bienvenues.

images-2.jpegLe même jour, on apprend que Manuel Tornare a reçu au Palais Eynard l'équipe du Servette. Quelle drôle d'idée ! Cette équipe de millionnaires… Eh bien oui, l'idée est excellente. Surtout à deux jours du derby Servette-Lausanne qui réveillera de vieilles rivalités et d'anciens enthousiasmes. Servette est une équipe essentiellement composée de jeunes joueurs, la plupart formés à Genève. Elle est en pleine reconstruction. Elle aligne les résultats positifs (meilleure équipe de Challenge League du 2ème tour l'an dernier!). Sous l'impulsion de la famille Pishyar, elle renaît de ses cendres et caresse l'ambition de revenir en Super League. Une League qu'elle n'aurait d'ailleurs jamais dû quitter (si Christian Luscher n'avait pas bradé le club à Marc Roger, avec les conséquences que l'on sait).

Bref, aujourd'hui, Manuel Tornare marque deux points. Souhaitons que Servette en marque trois, samedi, lors du légendaire derby qui aura lieu au stade de la Praille.

 

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22/09/2010

Happy Birthday, Leonard !

Leonard Cohen a fêté hier, à Marseille, son 76 ème anniversaire. Œil malicieux, voix de velours. Longue vie au troubadour de Montreal !

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21/09/2010

Le jour de gloire est arrivé !

DownloadedFile.jpegLe jour de gloire, enfin, est arrivé ! Après l'attente interminable de la « campagne électorale », les simagrées, les gesticulations diverses, les bafouillages, les valse-hésitations, etc. Les questions inutiles : un homme et une femme ? Deux femmes ? Deux hommes ? Une Bernoise et un Zurichois ? Une hétéro et un homo ? Deux trans ? Une chasseur et une végétarienne ? Bien sûr, tout le monde se fout du résultat.

Pour deux raisons.

La première : les braves pékins que nous sommes n'ont rien à dire dans cette élection, vérouillée par le Parlement fédéral (qui a toujours eu peur du verdict populaire). Nous ne pouvons qu'assister, impuissants et pensifs, à une mascarade qui désormais se répète presque chaque année, alors que cette élection devrait avoir lieu tous les quatre ans.

La seconde : quel que soit le choix des parlementaires — une femme-un homme, deux femmes, deux hommes, etc. — le Conseil fédéral restera, contre vents et marées, ce bateau qui dérive dans la tempête sans capitaine. Qu'ils s'appellent Sommaruga ou Fehr, Keller-Sutter ou Schenider-Ammann — cela ne Rime à rien. On l'a compris : le système est bétonné de telle manière que rien ne bouge, rien ne change, rien ne frissonne. Les éléments du puzzle sont parfaitement interchangeables. On vous rend un Leuenberger  (un peu défraîchi) et on prend une Sommaruga (toute pimpante). On débarque le lutin Merz (le seul de la bande qui sait rire) et on met à sa place la glaciale Karin Keller-Sutter. L'essentiel, c'est que rien ne change. Circulez, il n'y a rien à voir ! Vous pouvez assister à l'élection des Princes, braves gens ! Applaudir même les nouveaux élus. Mais vous n'avez rien à dire.

C'est à ce prix que la Suisse, pendant longtemps encore, demeurera cette réserve d'Indiens qu'elle a toujours été.

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14/09/2010

Joseph Deiss ou la Suisse dans le monde

images-1.jpegÀ quoi sert donc l'ONU, ce « Grand Machin » dont se gaussait de Gaulle ? Et à quoi sert Joseph Deiss, cet ancien conseiller fédéral dont personne n'a jamais pu savoir s'il était de gauche ou de droite, pour ou contre, bien au contraire ? Qui se souvient d'une seule de ses déclarations ? D'une seule de ses décisions, si tant est qu'il en a prises ?

Ne répondez pas tous en même temps…

Eh bien, aujourd'hui, après des mois d'intrigues et de négociations, Joseph Deiss se retrouve au perchoir de l'ONU. N'y avait-il donc aucun autre candidat ? Oui. Mais ils étaient trop marqués, à gauche, à droite. Trop colorés sans doute. Trop vivants. Ils avaient trop de caractère ou de personnalité. Leur tête dépassait de la foule. Et l'ONU, comme la Suisse, pratique la guillotine : il faut couper ce qui dépasse.

Si Joseph Deiss a été choisi pour diriger les débats du « Grand Machin », c'est pour ses qualités naturelles. Il est neutre, gris, terne. Qualités suisses, croit-on encore à l'étranger. C'est sans doute vrai pour Joseph Deiss, qui n'a jamais brillé par son aura ou ses discours prophétiques. Ça ne l'est plus si l'on songe aux personnalités qui marquent ou ont marqué le paysage suisse de ces dernières années. Des entrepreneurs comme Nicolas Hayek. Des sportifs comme Roger Federer. Des cinéastes comme Jean-Stéphane Bron ou Frédéric Mermoud. Etc. Eux seuls donnent de la Suisse une image véridique : inventive, pugnace, dynamique, critique. Avec eux, la Suisse ne dort jamais, ne se berce pas de belles paroles, ne se repose pas sur des lauriers ou des clichés.

Rassurons-nous : avec Joseph Deiss, l'ONU a fait le bon choix. Il ne va pas ruer dans les brancards, ni secouer les vieilles habitudes. Ceux qui somnolaient pourront continuer de dormir. Et le monde de tourner rond. Et l'ONU de rester, en fin de compte, ce qu'elle a toujours été : un moulin à parole.

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08/09/2010

Le règne des seconds couteaux

images-1.jpegAinsi donc les partis de gauche genevois ont choisi leurs candidats pour l'élection au Conseil administratif. Il s'agit de Sami Kanaan pour le PS et de Boris Drahusak pour les Verts. Qui les connaît ? Personne. C'est faux. Il y a au moins une personne qui connaît les deux candidats. Manuel Tornare connaît très bien Samy Kanaan, puisque ce dernier est son subordonné, et qu'il travaille pour lui depuis des années. Idem pour Boris Drahusak, que Patrice Mugny connaît bien, puisqu'il dirige un département culturel et qu'il est sous ses ordres…

Comme on sait, la politique, en Suisse, intéresse peu les personnalités en vue. Elle est souvent dévolue aux seconds couteaux. Le choix du PS et des Verts en est l'illustration. C'est la méthode Xerox. On duplique. On remplace un rose foncé par un rose clair (ou l'inverse). On s'entend entre soi. On alimente  les moulins à vent. Le but étant, à la fin, que rien ne change. Que la machine politique tourne toute seule.

Faut-il s'en réjouir ou s'en plaindre ?

Les « bêtes » politiques, à Genève comme ailleurs, sont rares. On peut citer quelques noms : André Chavanne, Guy-Olivier Second, dans les temps anciens, et, sans doute, plus près de nous, Pierre Maudet et Manuel Tornare. Chacun d'entre eux incarne (ou incarnait) une idée politique non partisane avec un certain panache. Cette époque semble révolue. Nous entrons dans l'âge des seconds couteaux. C'est dommage pour Genève.

 

09:55 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, geneve, écologie | | |  Facebook

28/08/2010

Courage, rentrons !

Un peu de beauté et beaucoup de swing à l'heure de la rentrée…

 

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