20/02/2018

La légende de l'amour (Marc Pautrel)

Unknown.jpegC'est l'histoire d'une rencontre improbable : un écrivain français passe quelques jours en résidence, comme on dit, dans le Sud de la France, avec des chercheurs et des scientifiques venus du monde entier (il y a des Russes, des Italiens, des Américains). Tout ce beau monde, pendant une semaine, y mène une vie princière. Nourris, logés, disposant de tout leur temps libre, ils se retrouvent chaque soir, entre cheminée et lustres de cristal, autour d'une table richement garnie. 

C'est là que le narrateur va rencontrer une jeune femme italienne, L., venue travailler sur sa thèse (« La figure du Christ chez les grands auteurs contemporains »). Dès le premier regard échangé, quelque chose se passe. Ou plutôt quelque chose passe de l'un à l'autre. Coup de foudre silencieux ? Pur fantasme du narrateur ? C'est cet échange mystérieux que Marc Pautrel va tenter d'éclairer dans son dernier roman, La vie princière*, un récit sobre et lumineux qui tient le lecteur en haleine.

L'homme et la femme vont se revoir tous les jours, manger ensemble, se promener au milieu des amandiers et des oliviers. Ils vont se rapprocher tout en se maintenant toujours dans une étroite distance. Pautrel décrit très bien cette attraction muette, cette complicité qui s'installe, en même temps que la faille qui demeure entre les amoureux qui ne seront jamais amants.

Ce court et intense roman prend la forme d'une lettre que le narrateur écrit à la jeune femme qu'il a rencontrée au Domaine (je ne suis pas sûr qu'il la lui envoie). Il décrit l'après-coup d'une rencontre. Les images. Les regrets. Les émotions. Et le vide qui l'appelle après que la jeune femme est repartie. « La séparation est devenue une constante de mon existence qui m'a forcé à changer de vie, et c'est pour ça que je me suis retrouvé romancier : je veux tout transformer en légende, créer une boucle continue, doubler l'éternité. »

Un roman ciselé, brillant et retenu.

* Marc Pautrel, La vie princière, roman, Gallimard, 2018.

Commentaires

Mouais... Le sujet est tellement rebattu qu'il faudrait un style miraculeux et une imagination fastueuse pour donner envie...

La jeune thésarde dont le vieil écrivain tombe amoureux... Bof... Cela peut-il encore se raconter?

Écrit par : Rémi Mogenet | 20/02/2018

Pour ceux qui croient en la réincarnation, vu l'objet de la rencontre La figure du Christ chez les grands auteurs contemporains on pourrait imaginer qu'incognito le Christ est là, pourquoi pas le narrateur, puisque nous n'ignorons pas que le temps biblique est atemporel et que le Christ dit qu'il est présent là où quelques-uns sont réunis à la recherche de la vérité...

le Christ incognito présent sous l'apparence du narrateur, donc, est-il celui annoncé ressuscité ou celui qui n'est pas mort en croix totalement désemparé parti en Inde à Srinagar approcher d'autres religions pour finalement être touché par le bouddhisme (G. Messadié)...
en secret il rit car au fil des siècles il a fini par réaliser que l'Ange Gabriel, un "sacré farceur, cet ange Gabriel!" annonçant à sa mère, Marie, la naissance de Celui annoncé par les Ecritures, réincarnation obligeant, ne lui a pas donné la date de la naissance de l'enfant qu'elle mettrait au monde ainsi, lui, l'ex Jésus, n'aurait-il pas été l'Annoncé!?

et de rire... mais ce serait un autre roman:

LE RIRE DE jESUS

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/02/2018

Vu l'état de la planète mentalités comprises je prendrai la liberté de complémenter mon commentaire par une suggestion: aborder les évangiles comme de la glaise ou de la pâte à travailler, à donner forme et sens non selon dogmes et autres contraintes mais selon soi-même également et propres recherches et découvertes... avec cette réalité concernant les femmes adultères en Israël, en l'occurrence, avant d'être mariées si elles avaient eu une liaison en même temps qu'elles étaient fiancées combien ne mentirent pas, quand faire se pouvait, pour sauver leur peau!


En admettant, un instant (pour les croyants la recherche honnête de la vérité ne saurait "fâcher" Dieu) sans rien affirmer que Marie, par peur, aurait menti... pendant vingt siècles (lire Jésus et Israël par Jules Isaac) on aura utilisé la condamnation de Jésus pour faire des Juifs, évangile de Jean aidant (Jésus et Israël. toujours) la brebis galeuse de l'humanité alors que le même Jésus était annoncé venir pour rassembler les brebis égarées de la maison d'Israël.

Une précision Jésus Christ ne signifie pas Christ comme nom complétant Jésus.

Le Christ est un principe cosmique qui peut inspirer les prophètes et représenté telle une colombe au moment du baptême de Jésus par Jean-Baptiste

On dit Christ en parlant de Jésus mais Jésus était inspiré par ce principe cosmique, autrement dit, Jésus, inspiré par le Christ, ce principe cosmique.

On dit tellement n'importe quoi...

Arrive-t-il que l'on se demande, réincarnation possible, que Jésus revienne ou soit déjà revenu sous diverses personnalités (pour la réincarnation, chaque nouvelle vie représentée par une robe) en apprenant ce que l'on a fait de ce peuple coupable d'être "Juif" en l'utilisant lui, Jésus, comme moyen pour justifier le pire!?

Souhaitons plein succès à La légende de l'amour, par Marc Pautrel, sans pour autant ignorer Jésus et >Israël, par Jules Isaac Fasquelle en souvenir de Celui à qui les évangiles ont fait dire "Que ce n'est pas pour rire que je vous aimais"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/02/2018

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