27/02/2014

La défaite de l'Europe

Unknown.jpegCertains esprits chagrins, bobos de gauche et de droite, qui aiment à se faire flageller, applaudiront à la décision européenne de suspendre, du moins provisoirement, les programmes d’échange Erasmus et Horizon 2020. Ils verront dans cette sanction une punition bien méritée pour ces Suisses arrogants qui osent défier l'autorité, eux qui aiment tant le fouet.

Pourtant, ils auront tort. Non seulement cette sanction est aveugle, mais encore parfaitement stupide.

Aveugle, en premier lieu, parce qu’elle frappe la jeunesse, et d’abord celle qui s’est mobilisée contre l’IN de l’UDC. Drôle de façon de remercier ses partisans et ceux-là même qui représentent l’avenir de l’Europe, si elle en a un !

Stupide, ensuite, parce que cette sanction touchera les cantons universitaires qui, tous, ont refusé l’IN ! Les autres cantons, ces méchants Suisses xénophobes et ignares, n'y verront que du feu !

Allez trouver une logique à tout cela…

images.jpegDouble sanction, donc, parfaitement injustifiable, mais qui s’explique, on le comprend, par l’embarras des dirigeants européens, obligés de punir un dangereux dissident, et qui s'agitent, à l’aveuglette, comme pour éloigner le mauvais sort. Un même vote, dans leur pays, aurait produit les mêmes résultats — en pire, bien sûr. Ce qu’ils ne veulent surtout pas voir…

En l’occurrence, la grande Europe a perdu une belle occasion de retourner une opinion publique (légèrement) défavorable en sa faveur !

11:55 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (12) | | |  Facebook

Commentaires

Bien vu.

Écrit par : norbertmaendly | 27/02/2014

De toute façon l'Europe de décrédibilise par ses règlements à multiples vitesses.

La libre circulation ne se négocie pas ? Pourtant c'est bel et bien le cas du Lichtenstein....
Erasmus pour les pays de la CE ? Mais alors que viennent y faire la Turquie et la Macédoine ?

Pire le traité de Lisbonne impliquait que le renflouement des pays membre était interdit, ce qui n'a pas été appliqué dans les circonstances que l'on sait.

Écrit par : aoki | 27/02/2014

Le comble de l'irresponsabilité, est à mettre au crédit de Cohen-Bendit qui à dévoilé pleinement son attitude de petit Kapo "...Les Suisses reviendront à genoux vers l'UE.."
Il aurait pu rajouter, pour traduire toute sa hargne :"...et nous leur donneront des coups de fouets pour qu'ils expirent leurs fautes..".

C'est donc à ce triste individu que les médias romands, particulièrement ceux de la RTS, s'adressent régulièrement pour obtenir la critique,toujours négative, sur les objets de votations des Suisses.
A Chacun a son collabo n'est-ce pas ?

Écrit par : Exprof | 27/02/2014

Vous l'avez, Jean-Michel Olivier, parfaitement écrit: "concernant l'Europe, une opinion publique défavorable en sa faveur" et bien fait de mettre entre parenthése ("légèrement") défavorable en sa faveur.
Si, de mon côté je posais la question de savoir si évoquer la "férule despotique" de l'Europe, refuser de passer sous la "férule despotique" de l'UE, serait-cece excessif peu, prou... ou pas du tout?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27/02/2014

Je suis ni xénophobe, ni ignare. Par contre, j'apprécierais grandement que vous traitiez avec plus de respect les gens qui ne votent pas comme vous.

Écrit par : davide | 27/02/2014

Excellent article.
Pourvu qu'il soit premonitoire.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 27/02/2014

Un peu courte votre analyse.
Il est évident qu'à jouer avec le feu on finit par se brûler.

La Suisse a parfaitement le droit de modifier ce qu'elle veut dans ses relations avec l'Europe. Il faut simplement qu'elle accepte d'assumer les conséquences de ses actes et de ses votes.

Si vous vous attendiez à ce que nos partenaires vous disent merci après avoir unilatéralement changé les règles du jeu, et bien, c'est raté.

Assumons et cessons de traiter l'Europe de tous les noms : elle répond simplement à un acte pour le moins inamical de la Suisse. Il est tout de même incroyable de croire que l'Europe allait simplement prendre acte et continuer comme si de rien n'était. Quand on rompt un contrat, il faut s'attendre à quelques désagréments.

Vous demandez en quelque sorte que l'Europe se mette à notre place mais vous refusez de vous mettre à la place de l'Europe.

Écrit par : Michel Sommer | 27/02/2014

Pauvre Europe en pleine déliquescence !

Écrit par : Kasparov | 27/02/2014

@Davide: je ne méprise personne, qu'il soit dans un camp ou dans l'autre. J'ironise ici splement su
r ce que les partisans du non pensent des partisanes du oui!

Écrit par : Jmo | 27/02/2014

"J'ironise ici splement sur ce que les partisans du non pensent des partisanes du oui!"
Etrange logique qui voudrait que les partisans du Oui soient un groupe homogène, dont un autre groupe homogène (celui de la minorité qui a voté non) penserait ceci ou cela ! Ce n'est peut-être pas un jugement, mais certainement une simplification.
Cette façon d'envisager deux camps qui s'opposeraient à l'intérieur du pays ne me dit rien qui vaille. Il y là comme l'envie d'une polarisation.
Ou cette façon binaire d'envisager la réalité :
Si on n'a pas voté Oui à cette initiative-là, on serait donc un europhile soumis et lobotomisé qui accepte des ukases. Et pire : un bobo !
Si on a voté Oui, on serait une sorte de clairvoyant qui a tout compris et qui, fort de son vote gagnant, est en position de force.
Je vois là une fâcheuse nouveauté, d'autant plus que le Oui l'a emporté de justesse.
La réalité est bien plus complexe que cela et heureusement.
Je ne pense rien de ceux qui ont voté comme ci ou comme ça. La votation est passée et maintenant, il faut envisager la suite.
Cette idée qu'on s'auto-flagellerait ou se coucherait devant le grand ennemi a un côté excessif. Instiller l'idée que nous serions des victimes, ou pire : des victimes consentantes, me révolte. Ne pas agresser verbalement l'UE et ses décisions serait un acte de reddition.
Nous sommes souverains, responsables de nos décisions, collectivement engagés dans un processus. A rien ne sert de se lamenter ou de se méfier de son compatriote, chercher à soupçonner l'autre de haute trahison, se diviser, alors qu'on a juste utilisé notre droit de vote. Ni plus ni moins.
Nous avons choisi notre mode de faire et l'UE choisit la sienne. Elle n'est pas admirable - qu'y puis-je ?
Qu'attendions-nous donc d'eux ?
Il me semble qu'on ne peut pas se mettre en position d'attente, c'est justement le sens du Oui. C'est une déclaration de non-adhésion au système de l'Union Européenne.
On pouvait espérer que nos jeunes ne seraient pas les premiers touchés par l'incertitude et la nouvelle donne. Espoir déçu.
Est-ce que ça apprendra aux jeunes à aller voter plus activement ? Ce serait une des retombées positives de cet épisode.

Écrit par : Calendula | 28/02/2014

Une des éléments frappants de la réaction européenne est qu'elle insiste, du moins ses vociférateurs les plus virulents, sur l'importance de la liberté de mouvement des européens.

Or les mêmes individus s'offusquent lorsque la Suisse offre aux citoyens qui ne se sentent plus à l'aise dans l'UE, des forfaits fiscaux!!!

EN termes simples, l'UE veut pouvoir nous envoyer ses chômeurs mais veut garder les riches pour mieux les dépouiller.

Il est évident que de ce point de vue, nous sommes confrontés à une forme de dictature. Mais ne nous en étonnons pas, tous nos voisins, sans exception, ont connu des régimes dictatoriaux et pour certains, en sont encore nostalgiques.

Lorsque Dani le Rouge attend que la Suisse revienne à genoux, n'avez-vous pas l'impression d'entendre un propagandiste nazi s'exprimer à l'égard d'un voisin que le régime s'apprête à envahir? Les peuples d'Europe de cette époque ont été plus courageux que ceux d'aujourd'hui et son entrés en résistance pour provoquer la chute de cette infamie.

Lorsque vous entendez certains dirigeant français, n'avez-vous pas l'impression d'entendre Robespierre haranguer la bouillante assemblée nationale pour que coule encore plus de sang! Le peuple de l'époque a toutefois été autrement plus courageux, il lui a coupé le sifflet!

Espérons que les peuples voisins saurons s'inspirer de notre exemple et qu'il bouteront hors de ce parlement tous ces néo fascistes et autres staliniens tous drapés dans la toge de la démocratie pour mieux cacher les oripeaux de leur vraie nature.

Écrit par : Dominique Vergas | 02/03/2014

Franchement! en votant,avions-nous été prévenus du fait que l'acceptation de l'initiative condamnait automatiquement Erasmus+ et Horizon 2020?
Acceptation de l'initiative, maîtriser les flux migratoires, non nuite à la libre ci





En acceptant l'initiative, savions-nous que notre oui en faveur de la maîtrise des migrations condamnait automatiquement Erasmus+ et Horizon 2020?
N'avons-nous pas été bernés? Avons-nous voté en toute connaissance de cause?
Comment accepter la démarche, en l'occurrence, dictatoriale de l'UE?
Comment ne pas l'accepter, comment ne pas la tolérer? N'y a-t-il pas "engrenage"?!Le premier problème qui se pose n'est-il pas l'aspect dictatorial de Bruxelles? Voulons-nous être libres en plein accord, échanges et contrats, développements harmonieux, et judicieux entre pays... ou, "PAILLASSES"! dos courbés, "humblement"! choisirons-nous la soumission et l' assujettiment: assujetissement d'un dit peuple des bergers que "nul ne peut soumettre pas l'épée ou par l'or"! Chant patriotique suisse, qui, reconnaissons-le a priori porta chance aux habitants, natifs ou non, du pays. Habitants, ainsi que la légende de Guillaume Tell qui n'auraient en aucun cas (disons, au moins, pas tous...) "fléchi" devant un notable tel que Gessler: désormais "dignité"=foutaise?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 02/03/2014

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