09/10/2013

Le Temps en sursis

images-4.jpegLe Temps va mal. Ce n'est pas nouveau. Il y a des années que ce « journal de référence », qui défend haut et fort le principe de la libre concurrence, subit une cure d'amaigrissement, supprime des rubriques (sportive, par exemple), réduit ses reportages, remplace les enquêtes sur le terrain par d'immenses photos.

Sans parler de la partie culturelle, qui devient transparente…

Ce n'est pas nouveau et, bien sûr, c'est triste.

Ce qui est nouveau, en revanche, c'est qu'un journal soit mis en vente par ses actionnaires principaux (Ringier et Tamedia) qui cherchent une porte de sortie honorable.

Une mise aux enchères. Du jamais vu…

Et si personne ne se présente (ce qui est prévisible) ? L'un des deux actionnaires se retirera au profit de l'autre qui, bien évidemment, sera obligé de « dégraisser », comme on dit élégamment dans le langage économique.

Le Temps est en sursis, donc. En partie par sa faute : il a mal négocié le virage numérique et son édition papier, maigrissant chaque semaine, perd beaucoup de lecteurs. Mais surtout, il est victime des lois du marché.

Espérons qu'un grand éditeur, suisse ou étranger, lui redonne bientôt les couleurs qu'il mérite.

11:10 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : journal, suisse, le temps, tamedia, ringier | | |  Facebook

Commentaires

Qu’il meure !!
Ces derniers temps, ce journal dit économique, élitiste et intellectuel n’a eu de cesse de critiquer l’UDC, le Président de la Confédération, Monsieur Ueli Maurer, de continuer son combat vain pour l’entrée de la Suisse dans le club européen des perdants, de soutenir la France socialiste qui ne fera que s’enfoncer toujours plus bas, de se piquer de néosocialisme, bref de plaider contre ceux qui le lisent et l’achètent, sans avoir pu maintenir le niveau de prestige qu’il s’était lui-même attribué.

Bon débarras, car je ne vois pas qui pourrait reprendre un tel boulet qui va à contre-courant de tout ce que la politique veut en Suisse romande. Qu’un Monsieur Antoine Hubert, à la fortune pas si sûre que veulent bien le dire ses thuriféraires, pense pouvoir le fusionner avec ce qu’il reste de l’AGEFI de feu Monsieur Alain Fabarez, me fait bien rire. C’est comme de créer un groupe industriel compétent à partir de deux canards boiteux ; cela n’a jamais marché !

Adieu Le Temps.

Écrit par : simonius | 09/10/2013

C'est très dommageable à la qualité journalistique. Cependant, Le Temps n'est jamais parvenu à attacher son lectorat de manière aussi sensible et humaniste que Le Nouveau Quotidien. Ce dernier avait si bien su créer un lien affectif et une complicité entre son équipe et ses lectrices et lecteurs. Riches et moins riches pouvaient ainsi trouver des points communs et des attaches communes à travers ce journal à la pointe de la connaissance de notre temps. La disparition dramatique de ce quotidien le fut sur des airs de saudade et un coucher de soleil magique. Vraiment, s'il faut regretter un journal en Suisse romande, c'est bien Le Nouveau Quotidien qui fut un vrai journal de référence culturel, politique, et social pour notre coin de pays et pour l'Europe. A quand un autre journal dans le style "Nouveau Quotidien"?

Écrit par : pachakmac | 10/10/2013

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