25/03/2013

Le cinéma suisse et la méthode Coué

DownloadedFile-1.jpegOr donc, le gratin du cinéma suisse, ses huiles et ses mécènes, se sont réunis samedi soir à Genève pour remettre leurs traditionnelles récompenses, les quartz, équivalents modestes des Oscars et autres Césars. La cérémonie, une fois encore, a davantage tenu de l'autocélébration que de la reconnaissance d'un large public.

Combien de chefs-d'œuvres impérissables le cinéma suisse a-t-il produits l'année dernière ?

Ne levez pas tous la main à la fois !

Les bons films, cette année encore, auront été des documentaires : More than Honey de Markus Imhof, sur la disparition programmée des abeilles, et Hiver nomade, le premier long-métrage de Manuel von Strürler, dont la presse française a dit le plus grand bien (voir ici).

À part cela, rien, ou presque. DownloadedFile.jpegEn l'absence de Jean-Stéphane Bron, Frédéric Mermoud (on avait adoré Complices) ou encore Jacob Berger, les jurés se sont rabattus sur L'Enfant d'en haut de Ursula Meier, fiction au scénario inconsistant et aux dialogues ineptes. Faute de mieux, semble-t-il. Le souffle manque, cette année, aux fictions inspirées du réel ou nourries par l'imaginaire d'un cinéaste habité.

Samedi soir, au BFM, le cinéma suisse s'est rassuré. Alain Berset a même twitté toute la soirée. Plus d'un million de bises ont été échangées. Tout le monde est reparti content.

Ce n'est pas rassurant.


09:30 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cinéma suisse, alain berset, twitter, enfant d'en haut, ursula meier | | |  Facebook

Commentaires

Enfin quelqu'un qui dit tout haut ce que j'ai pensé de l'Enfant d'en haut. Mais en amont, quel déluge d'éloges pour ce film. Simplement pour son "label+" suisse ? Je me suis fait avoir par nos cher critiques.

Écrit par : Florian Rochat | 25/03/2013

On peut critiquer la soirée, son organisation, son but, le fait que ce Prix du cinéma suisse reste entre quelques élus et ne soit pas réellement partagé avec le grand public. Il est vrai.
On a le droit de dire tout haut qu'on n'a pas aimé un film. Il est vrai aussi.
Mais je ne comprends pas cette obstination de la plupart des critiques de cinéma à descendre entièrement un film. Une grosse daube américaine a souvent droit à plus d'éloges que n'importe quel film suisse. Or, si les critiques suisses sont les premiers à bannir un film, cela laisse peu d'espoir pour que le public ait envie de découvrir la production extrêmement large - que l'on ne peut qualifier de "suisse" tant elle est diversifiée - des films qui sortent chaque année. Passez la barrière du Röstigraben et vous verrez combien la production suisse alémanique est dense et remplit les salles!
Chaque année, ils gagnent de nombreux prix à l'étranger (Der Verdingbub, Summer Games pour ne citer qu'eux), et les documentaires font la fierté de notre pays. Ursula Meier tente des choses qui n'ont jamais été faites ici auparavant. Par respect pour ceux qui ont aimé L'Enfant d'en haut, peut-on modérer un brin les propos et ne pas réduire son travail à zéro? Personnellement j'ai peu apprécié "Complices" de Frédéric Mermoud, mais je reconnais ses qualités.
Un film, ce sont des années de travail. C'est une équipe de passionnés qui ne comptent par leurs heures. C'est une aventure humaine qui s'en ressent souvent dans le résultat. L'impact qu'ont les critiques est énorme, et j'ai vu des films qui méritaient un peu d'attention être réduits à deux phrases assassines dans une brève.
Mesdames, Messieurs les critiques: vous avez un rôle essentiel dans le cinéma suisse. Tant que vous-mêmes nous réduirez à néant, nous n'existerons pas. Le public vous croit, vous.
ABE et bonne journée.

Écrit par : GVH | 25/03/2013

vive la méthode Coué et n'oublions pas son complément ,la méthode sous couette! les deux sont faiseuses de miracles/rire

Écrit par : lovsmeralda | 25/03/2013

Champagne et diner parfait. Mise en image de la soirée(vidéo) parfaitement maîtrisée. Par contre, les deux présentateurs engagés pour animer la soirée furent eux parfaitement nuls et loin d'être à la hauteur de la soirée. C'est fort dommage !

Les deux films, l'un avec une histoire d'abeilles, l'autre avec des moutons étaient heureusement au rendez-vous sur l'écran. N'oublions pas non plus le joli petit caniche chargé d'apporter les enveloppes des gagnants, qui lui n'a pas raté son rendez-vous sur la scène du BFM.

Écrit par : Henry Rappaz | 25/03/2013

Merde meême The Artist Sir Hemry star du cinéma muet au Grand Conseil avait un billet gratuit...

Écrit par : briand | 28/03/2013

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