23/06/2011

Genève, ville idyllique

images.jpegGenève, c'est sûr, est un havre de paix et de sérénité, de luxe et de beauté. Seuls quelques esprits chagrins vous diront le contraire. Des gens infréquentables. Suivez mon regard! C'est là-bas, au fond, à droite…

Je mangeais l'autre avec trois excellents collègues. Le repas était quelconque. Mais la conversation, comme toujours,  intéressante.

L'un d'eux, André W.*, grand violoncelliste devant l'éternel, était encore tout remué : son fils, étudiant à l'Uni, s'était fait attaquer et faucher son PC, alors qu'il travaillait paisiblement dans un parc public. Son agresseur était menaçant et armé. Le jeune étudiant avait eu peur pour sa peau…

Histoire banale,  au fond, qui ne vient pas faire de l'ombre au tableau de la Genève idyllique que certains, au fond, à gauche, essaient de nous vendre.

Cette anecdote en a appelé une autre. Claude D.*, en Suisse depuis trente ans, rentrant chez lui comme chaque soir, était tombé nez à nez avec deux lascars qui avaient mis l'appartement à sac, méticuleusement, emportant les ordinateurs de madame et monsieur, les bijoux de madame, ainsi que de nombreux objets chers à leurs enfants. Claude D.* en était encore tout retourné.

Banal, aussi, cet « accident » qui demeure, au fond, peu représentatif de la réalité genevoise.

François B*, un autre collègue enseignant, a dû subir une grosse frayeur: les cambrioleurs lui ont rendu visite, de nuit, alors que toute la famille dormait tranquillement. Ramdam d'enfer. Stupeur et tremblements. Les voleurs détalent. Et mon ami François B* en est quitte pour expliquer la chose aux policiers, dont c'est l'ordinaire. Il leur raconta que c'était déjà la troisième fois que la chose se produisait…

« Et toi ? me demandèrent en chœur mes trois amis.

— Oh, moi, rien de spécial. Je me suis fait cambrioler deux fois ma voiture (les voleurs n'ont pas voulu des épreuvres de matu qui étaient dans ma serviette sur le siège arrière!). Ma fille s'est fait dérober trois vélos. Ma femme, un seul, mais de marque italienne. Et notre cave, qui a longtemps abrité des squatters heureux, a été vidée deux fois de tout son contenu… »

Nous avons compté d'une seule voix : à nous quatre, nous comptabilisions 18 (dix-huit) vols ou cambriolages ! Belle moyenne…

Rien que de très banal, sans doute, dans notre belle ville, mais cela fait du bien de le dire!

* Noms connus de la rédaction !

 

13:10 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : genève, sécurité, vol, vélo | | |  Facebook

Commentaires

Genève n'est pas une ville idyllique elle est tout simplement une très belle ville avec les affres afférentes à une grande cité. J'ai mis « J'aime » sur votre page Facebook avant d'avoir lu et je suis allé lire le texte sur votre Blog de la Tribune de Genève et j'ai enlevé J'aime pour commenter. 18 cas de ...vols ou de cambriolage pour 4 personnes, c'est ahurissant !
C'est vrai vous avec le droit et le devoir de le dire. Ce n'est pas que cela fasse du bien mais que cela puisse attirer l'attention à plus de vigilance et à nos autorités de redoubler d"efforts en matière de sécurité. Seulement, Oui, Genève est belle et douce. Dans quelle petite belle ville du monde qui concentre insolemment une bonne partie de la Fortune de la Terre, peut-on aller tranquillement sur une de ses rades pour danser salsa en plein air?
Dans quel aéroport du monde, peut on avant de s'envoler avoir la possibilité d'être sur une belle terrasse et danser comme un fou de la salsa ?
… Et Gratuitement… !
Et dans tous les deux cas sans avoir peur de se faire voler, ni violer et de renter « safe » pour ne pas parler anglais.
Le jour où Genève sera Bronx, cher ami JPO, vous n'aurez pas ce beau loisir de le dire entouré de beaux esprits et autour d'un repas quelconque!
Genève vit et tout rythme appelle à une danse, des danses. Alors dansons dansons dansons jusqu'à l'aube. Sérénité du coeur et de l'esprit élévation de l'homme et aidons la police avec plus de moyens sans entraver les Libertés. Merci de l'opportunité.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Écrit par : El Hadji Gorgui Wade NDOYE | 23/06/2011

ndoye après avoir dansé la salsa tout l'été, se trouva fort dépourvu
quand les tires laines venus, à l'aube le laissèrent tout nu...

Écrit par : lafont' | 27/06/2011

nice!

Écrit par : nike free run | 06/07/2011

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