18/05/2011

L'acte manqué (réussi) de DSK

images.jpegL'affaire est simple : vous avez un homme riche, brillant, marié à l'une des femmes les plus célèbres de France. Un homme de scène et de pouvoir. Directeur du FMI et grand stratège de la finance mondiale. En outre, le favori des sondages pour l'élection présidentielle française de 2012. Un homme à qui tout réussit…

Et que fait ce Surhomme ?

Il se laisse prendre dans une affaire sordide avec la femme de chambre d'un grand hôtel new yorkais ! Noire, pauvre, musulmane pratiquante et sans doute au-dessus de tout soupçon…

Y a-t-il une raison logique à ce comportement ?

Certains parlent d'addiction sexuelle, de désir tyrannique, d'« instinct du violeur ». DSK serait un monstre déguisé en représentant de la gauche caviar. Un malade. Un psychopathe. Cela arrange beaucoup de monde, à gauche comme à droite. Même les plus navrants, comme Holenweg ou Brunier. Rien n'est plus faux, bien sûr.

D'autres parlent de complot, orchestré par on ne sait quel rival satanique. Sarkozy (qui se frotte les mains) ? Ségolène Royal (qui a beaucoup de mal à cacher la joie que lui donnent les images de DSK menotté) ? Marine le Pen (qui savait tout avant tout le monde) ? La CIA ? Feu Ben Laden (paix à ses cendres) ? On le voit : la théorie du complt ne tient pas une seconde…

A moins que…

Et s'il ne s'agissait pas d'un complot extérieur ? Si l'ennemi ne venait pas du dehors, mais du dedans ? Autrement dit : et si DSK l'avait fait exprès ? Sans le vouloir, bien sûr. Si quelqu'un, en lui, avait décidé de mettre un terme à cette mascarade? La mascarade du premier de classe, du mari exemplaire, du dirigeant inspiré. Du futur Président. Voilà pourquoi, inconsciemment, il a si bien réussi son acte manqué. « Mon royaume pour une pipe ! » suppliait l'homme qui voulait échapper à la comédie politique. Poser le masque de l'imposteur. Et qui a tout perdu. C'est la moindre des choses.

Au grand bonheur de son inconscient.

09:05 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : dsk, new york, socialisme, france | | |  Facebook

Commentaires

Oui, comme disait Jésus, le mal ne vient pas de l'extérieur, mais de l'intérieur.

Écrit par : RM | 18/05/2011

Mais la raison logique, d'un point de vue psychologique, c'est l'anticipation: à force de se rêver roi du monde, on se sent déjà beaucoup de droits particuliers. Sauf bien sûr s'il s'avérait que cela a été forgé. Mais comme on entend dire que la femme était choquée terriblement, ce serait quand même affreux de la traiter en principe de menteuse.

Écrit par : RM | 18/05/2011

Homme brillant sur la scène international, mais homme détesté, à juste titre, par tout les hommes vivant dans les pays qui sont soumis au dictat du FMI.

Les monarques ont toujours eu la passion des femmes c'est de notoriété. C'est sûr qu'il n'allait pas trouver dans cette femme, sa "madame de Maintenon".

La France s'est sûrement éviter un énième Président qui la pousserait à la misère en vivant toujours et encore dans la dette!

Écrit par : plumenoire | 18/05/2011

DSK passe pour être le sauveur de nombreux pays endettés. En matière financière, semble-t-il, c'est stratège très doué.

Écrit par : jmo | 18/05/2011

La tête restait peut-être trop dans les chiffres pour parvenir à raisonner les tripes.

Écrit par : RM | 18/05/2011

excellent et certainement vrai, cet homme est dans la catégorie des "intouchables" une caste française avec comme caractéristique :
- aucune mesure possible de l'impact sur la vie quotidienne du travail fait ou dit
- une impunité absolue et une déconnexion totale avec le commun des mortels

Écrit par : ChapMarc | 18/05/2011

Vous oubliez au passage de préciser qu'Anne Sinclair est une belle, très belle femme ... même à son âge !

Pourquoi se taper une africaine ? ? ? ? ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 18/05/2011

"Pourquoi se taper une africaine?"
Vous vouliez sans doute écrire "Pourquoi désirer une autre?"

Écrit par : Mère-Grand | 18/05/2011

@ jmo:

C'est un hypothèse. Ce pourrait être juste. Je n'ai jamais senti chez lui l'envie d'aller à la présidentielle. Ce n'est pas qu'une retenue due à sa fonction. Il lui manquait un feu, cela se sentait depuis des mois me semble-t-il. On dit aujourd'hui qu'il s'était décidé. Allez savoir...


@ Mère-Grand:

Je plussoie: Pourquoi désirer une autre...


@ Rémi:

"... on entend dire que la femme était choquée terriblement. " Pour moi ce n'est vraiment pas un critère. C'est la stratégie de son avocat. Ils savent que la présence de cette femme dans la chambre pose question, qu'elle n'aurait pas dû y être, ni y rester en entendant du bruit. Il semblerait que ce n'était pas non plus son étage normal. Et qu'au Sofitel pour les VIP la gouvernante d'étage doit donner son feu vert au nettoyage. De plus à l'heure du nettoyage les femmes de chambres sont plusieurs sur le même étages, portes des chambres ouvertes. On peut entendre crier.

Cela pose des questions assez légitimes.

De plus j'ai vu de près comment une accusatrice peut fondre en larmes alors même qu'un mensonge est dévoilé. J'ai vu comment elle peut entrer dans le rôle. Donc cet argument ne fait que participer à la dictature de l'émotion. Et quand on met beaucoup d'émotion c'est souvent qu'il y a quelque chose à cacher dans ce genre d'affaires.

Bon, je ne vais pas me mettre à prendre parti. Mais quand-même, ça coince cette histoire.

Certains parlent aussi des "cadeaux" fait par les clients des grands hôtels, dont le Sofitel, à des femmes de chambres "sympas" avec lesquelles ils ont des rdv. Alors, un deal qui a mal tourné?

Écrit par : hommelibre | 18/05/2011

C'était la thèse défendue par le journaliste très à droite Ivan Roufiol du figaro,plus généralement comme c'est l'habitude tous les "experts"y sont allés de leur couplet convenu pour finalement se contredire les uns les autres et laisser une impression de flou sinon artistique du moins psychiatrique.
La suite au prochain numéro du psychologue au neurologue en attendant le généticien antisémite.

Écrit par : briand | 18/05/2011

J'aime cette théorie de l'acte manqué. Très séductrice :-)

Écrit par : Lala | 18/05/2011

Je trouve cet interprétation "d'acte manqué" tout à fait interressante et jamais évoqué jusque là. Nous ne connaissons pas encore la fin de l'histoire etla culpabilité ou non de dsk.
Un home si beau , si riche si intelligent ou tout réussisait qui probablement allait passer de la présidence du FMI à la présidence dela République française (du jamais vu en terme de réussite): qu'a t il été faire avec cette pauvre femme de ménage? à un moment si déterminant dans sa carrière personelle...
Il ne pouvait pas ne pas savoir ce qu'il risquait. Quelle façon intrigante de "jouer" avec le danger.
Cet homme aurait pu pour 500$ se payer une escorte girl vip; Il ne s'agit pas non plus du coup de foudre où l'on est pret à tout quitter (femme , en,fant , carrière) pour retrouver un femme dont l'on est follement tombé amoureux.
L'interprétation du psychanaliste serait donc fort intéréssante: n'est ce pas une façon inconsciente de dire non à cet enchainement de réussite, de dire non je ne suis pas cet homme si parfait, arretez de me vénérer, je ne veux pas être le sauveur que vous attendiez de moi.
Voilà une façon fort réussie et probablement inconsciente de briser cette image d'homme puissant, calme, posé, intelligent et sans reproche.

Écrit par : Andrew C | 18/05/2011

Andrew C, si, la théorie de "l'acte manqué" est évoquée par Christine BOUTIN: http://www.atlantico.fr/decryptage/x-100756.html

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 18/05/2011

John, je ne suis pas enquêteur, je ne suis pas entré dans cette suite pour savoir de quelle façon entendait ou non les sons d'une pièce à l'autre. Vous non plus, je pense. En principe, la dame est présumée innocente d'avoir menti. En principe, pour Dominique Strauss-Kahn, il y a des antécédents connus, pour la dame, pas. Moi, je pense que la plus grosse zone d'ombre, c'est ceux qui ont tendance à croire les gens riches et puissants innocents: je crois que c'est parce que les gens ont besoin de se rassurer, ils ont besoin de croire qu'ils ne sont pas gouvernés par des gens qui n'ont pas de vrai sens de ce qui est juste. Cela dit, il se peut, contre toutes les apparences, que Dominique soit innocent: pourquoi pas? On peut encore avoir des surprises. Le drap de la dignité et de la probité publiques a été ôté d'un coup, après avoir été forgé durant de longues années de travail par les journalistes, et ma foi, la vérité de quelqu'un reste mystérieuse: le drap peut ressortir des profondeurs de cet homme peut-être très bon au fond, malgré la façon peu humaine dont il peut agir par ailleurs. Mais de toute façon, il faut voir que cette histoire révèle probablement que la presse nationale, en France, fait passer les responsables français pour des héros, des gens qui se gouvernent toujours selon la saine raison, alors que ce n'est pas vrai, et Mitterrand l'a déjà bien illustré, à mon avis, car sous ses dehors intelligents, il disait souvent des mots dénués de sens. J'aime mieux en principe croire une femme de chambre inconnue, issue du peuple, qu'un homme politique très connu et très respectable aux yeux de l'élite qui s'exprime. Mais c'est parce que j'aime trop le peuple, peut-être. De toute manière, si elle a menti, je pense que les enquêteurs et les avocats le démontreront. L'émoi suscité par cette affaire ressortit à mon avis à la compassion face à un destin politique brisé. Moi, les carrières politiques, je ne leur accorde aucune forme d'intérêt.

Écrit par : RM | 19/05/2011

La thèse de l'acte manqué est encore évoquée par Serge HEFEZ, psychanalyste français. Son article du Monde est repris par "Le Temps" dans son édition de ce jour.

Toutes ces interprétations ne sont qu'hypothèses. Se ranger au fait que l'aléatoire du destin frappe les puissants comme les misérables ne suffit bien sûr pas à la justice, encore moins à la presse. Peut-être à une certaine philosophie. Mais qui s'y intéresserait?

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 19/05/2011

Rémi,

Que DSK soit riche et puissant ne me fait pas pencher pour lui. J'ai défendu la cause de Khalid Naji il y a bientôt 2 ans parce que le dossier était pas acceptable. Khalid n'était ni célèbre ni fortuné.

Je pense que l'on devrait avoir un avocat du diable dans ces procédures. Je le fais un peu, mais essentiellement parce qu'il y a des invraisemblances.

Écrit par : hommelibre | 19/05/2011

Personnellement, John, je n'en vois pas, je pense que si elle n'a pas entendu la douche, une explication simple est la nature des cloisons ou des lieux qui ne rend pas le son très distinct, ou que notre cher Dominique se regardait le nombril ou autre chose et avait fini, il se rasait, se pomponnait, se souriait dans la glace, se caressait le ventre, je ne sais pas. Il est juste précisé qu'il était sorti nu de la salle de bain après avoir pris sa douche. De ma chambre à ma douche, il y a moins de dix mètres, et je n'entends pas ma femme qui la prend quand je suis dans mon lit.

Écrit par : RM | 19/05/2011

Pour vous les hommes, l'inconscient a bon dos. Je me pose toujours la question:
D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son esprit, cette volupté de la domination, ce luxe plein d'ambiguïté, qui le fait vivre de ses certitudes et s'aimer dans le sentiment de sa supériorité.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 20/05/2011

Ceux qui l'ont lynché sans connaitre l'histoire exacte me font penser aux médecins quii m'ont condamnée il y a tente ans en affirmant que j'avais un cancer généralisé,mais souffrant en réalité de la maladie de Scheuermann,maladie handicapante à vie,comme quoi même en politique il faut se méfier des décisions trop hatives et surtout se souvenir que nous sommes en période d'ouverture des camps de concentration,les relents antisémites on les connait même en provenance des USA,question ,à qui profitèrent vraiment les fond juifs redonné à la ville de New-York!

Écrit par : lovsmeralda | 20/05/2011

@ On n'y peut rien, Noëlle, c'est dans les gênes! Cela dit, DSK appartient sans doute à cette dernière génération de « machos » sans scrupule, pour qui la question de pouvoir ne se pose pas, puisqu'ils l'incarnent. Mais je crois (je ne dis pas je crains) que les choses changent… Même les hommes, aujourd'hui, ne sont plus ce qu'ils étaient!
@ lovsmeralda : n'oubliez pas que New York (qu'on appelle aussi Jew York) est la plus grande ville juive du monde! Je ne crois pas que l'antisémitisme ait quelque chose à voir dans cette sordide affaire. Mais plutôt la haine de l'Europe, de la France arrogante…

Écrit par : jmo | 20/05/2011

L'acte manqué est en effet une idée séduisante, surtout si l'on considère qu'aussitôt après le mini-scandale de la Porsche, l'intéressé s'est empressé de firter avec une zone grise qui l'attire visiblement: se prendre une suite à 3'000 $ la nuit.

Au risque d'attiser les critiques qui ne supportent pas de voir un socialiste étaler ses richesses.

Mais...

Pourquoi ai-je donc cette impression désagréable que personne ne met le doigt sur le vrai de problème de fond qui se pose depuis le début de cette affaire ?

Quelque chose ne colle pas, je le sens. Toutes les vérités que l’on nous assène sonnent faux, quel que soit le bord de celui qui les avance :

« C’est un complot »
« Il n’y a pas de fumée sans feu »
« La presse française est complice pour s’être tue sur la personnalité de Dominique Strauss-Kahn, qu’elle connaissait depuis longtemps »
« Le système judiciaire et médiatique américain est indécent »
« C’est un lynchage médiatique planétaire »
« Un homme politique doit être un exemple »
« On fait plus de cas de lui que de la victime »

Et même celle qui devrait me toucher tout particulièrement :

« La présomption d’innocence »

Le problème n’est pas là.

Je crois que mon malaise ne vient pas de ce qu’on dit de l’acte, du personnage, de la victime, de la justice ou de la presse.

Ce n’est pas tant l’émetteur ou le contenu de l’émission qui me troublent, mais l’honnêteté des récepteurs que nous sommes.

L’homme est intelligent, quand il est seul. En foule, il cesse de penser : il réagit collectivement, il vibre de tout, il se contente d’un rien.

La foule est « sentimentale », mais ce ne sont que des sentiments viscéraux, binaires, manichéens. Effrayants.

L’homme de masse n’aime pas les hommes politiques, comme il n’aime pas les patrons ni les vedettes à succès. Il n’aime pas l’autorité, la richesse, la réussite. Il tolère ces pouvoirs que ces gens ont sur lui car il n’a pas le choix, mais ces piédestaux le renvoient quelque part à sa condition ordinaire.

C’est ce qui me fait penser que quand un sondage révèle que « l’homme politique doit être exemplaire pour 95% des sondés », cela ne signifie pas que ces citoyens souhaitent des hommes exemplaires qu’ils rêveraient d’admirer et de suivre. Je crois bien plutôt qu’ils posent une règle qu’ils se réjouissent secrètement de voir bafouée. L’exemplarité donne le droit à tout un chacun de châtier le puissant, au premier de ses faux pas.

C’est une vengeance du faible sur le fort, sa seule jouissance.

L’anonyme devient le juge et le bourreau. Sa sentence est cautionnée par la multitude, par les médias et par une idée soudainement en vogue de la morale.

Si tel n’était pas le cas, on n’aurait pas de discussions de café du commerce où certains disent DSK coupable, d’autre qu’il est victime d’un complot.

On n’en parlerait pas.

La victime, on s’en ficherait complètement puisque jusqu’à droit jugé, aucune personne ne saurait se proclamer victime.

On ne se demanderait pas si « on a la conviction qu’il est coupable ou innocent », comme certains clients de bistrot commentent ce qu’ils auraient fait à la place du joueur de football qui vient de rater son tir.

On ralentit tous devant un accident, en espérant voir un blessé. On regarde tous un Grand Prix de Formule 1 avec plus de passion quand il pleut sur le circuit.

Dans son livre « Les fourmis », Bernard Werber appelle à « penser autrement » : comment faire quatre triangles avec six allumettes ? Ça paraît impossible jusqu’à ce que l’on songe à poser trois allumettes en triangle et les trois autres en pyramide, en tenant son sommet dans les doigts.

Ce qui me dérange, c’est bien ce « naturel dans un premier temps ». On est tous comme ça, à ressentir le naturel dans un premier temps. C’est notre « erreur humaine », qui devient diabolique quand on persiste. Et lorsque nous sommes en groupe, nous persistons allègrement à penser comme « dans le premier temps », avec ce que nous dictaient nos tripes.

Or il est « naturel dans un premier temps » d’être raciste racisme et homophobe car personne n’aime « dans un premier temps » ce qui est différent.

Il est « naturel dans un premier temps » de prôner la peine de mort, car la vengeance fait partie de nos sentiments originaux, reptiliens, viscéraux.

Mais l’homme seul, en contact avec la différence ou avec une réalité plus subtile qu’il ne le pensait (pas), ne peut que devenir plus nuancé dans son jugement, car sa raison le lui permet et parce que l’intelligence c’est « comprendre », c’est-à-dire saisir (-prendre) l’ensemble des circonstances (com-) pour en tirer des conclusions sensées.

Ca n’arrivera jamais. Jamais une foule sera intelligente.

Rousseau pensait déjà que la démocratie et l’égalité ne sont que l’opium du peuple, contraires à l’ordre naturel des choses. Il écrivait : « S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes. »

Alors au moins que les analystes qui, eux, devraient faire preuve d’intelligence, ne viennent pas nous dire que l’on attendait d’un DSK qu’il fût exemplaire.

Qu’ils admettent au moins, ces porte-parole de la bien-pensance, que l’on attendait au contraire que DSK, comme tous les autres, accomplissent des actes que l’on pourrait, pour notre plus grand plaisir, considérer comme infâmes.

Ce sont nos jeux du cirque.

Que l’on fasse partie de ceux qui baissent le pouce pour qu’on achève la bête ou qui le lèvent pour la gracier, admettons que notre jouissance ne provient pas de la faute commise et de la punition qu’elle appelle, mais bien de la puissance que nous procure ce mouvement de pouce, ce mouvement si primaire, si arbitraire et si jouissif qui inverse les rôles l’espace d’un instant.

Les chrétiens de nos arènes sont autant de « juge Burgaud », de « Bernard Tapie », de « Dominique Baudis », de « Richard Nixon », de « Bill Clinton », de « Elisabeth Kopp », de « Bertrand Cantat », de « Michael Jackson », de « DSK ».

Qu’ils soient coupables ou non ne relève que de l’anecdote : une culpabilité reconnue par un tribunal ne fait que cautionner définitivement le droit de lâcher les chiens, que nous sommes tous lorsque nous sommes en meute.

Grégoire Rey, avocat

Écrit par : Grégoire | 20/05/2011

Merci de votre commentaire, Grégoire. Tout à fait d'accord avec vous.

Écrit par : jmo | 20/05/2011

La vraie punition de DSK n'est-elle pas de rester enfermé avec sa femme pendant plusieurs mois ?

Écrit par : fédor | 21/05/2011

Pour vous les hommes, l'inconscient a bon dos. Je me pose toujours la question:
D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son esprit, cette volupté de la domination, ce luxe plein d'ambiguïté, qui le fait vivre de ses certitudes et s'aimer dans le sentiment de sa supériorité.

Écrit par : Odessa | 27/05/2011

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Écrit par : مدونة | 29/05/2011

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