14/09/2010

Joseph Deiss ou la Suisse dans le monde

images-1.jpegÀ quoi sert donc l'ONU, ce « Grand Machin » dont se gaussait de Gaulle ? Et à quoi sert Joseph Deiss, cet ancien conseiller fédéral dont personne n'a jamais pu savoir s'il était de gauche ou de droite, pour ou contre, bien au contraire ? Qui se souvient d'une seule de ses déclarations ? D'une seule de ses décisions, si tant est qu'il en a prises ?

Ne répondez pas tous en même temps…

Eh bien, aujourd'hui, après des mois d'intrigues et de négociations, Joseph Deiss se retrouve au perchoir de l'ONU. N'y avait-il donc aucun autre candidat ? Oui. Mais ils étaient trop marqués, à gauche, à droite. Trop colorés sans doute. Trop vivants. Ils avaient trop de caractère ou de personnalité. Leur tête dépassait de la foule. Et l'ONU, comme la Suisse, pratique la guillotine : il faut couper ce qui dépasse.

Si Joseph Deiss a été choisi pour diriger les débats du « Grand Machin », c'est pour ses qualités naturelles. Il est neutre, gris, terne. Qualités suisses, croit-on encore à l'étranger. C'est sans doute vrai pour Joseph Deiss, qui n'a jamais brillé par son aura ou ses discours prophétiques. Ça ne l'est plus si l'on songe aux personnalités qui marquent ou ont marqué le paysage suisse de ces dernières années. Des entrepreneurs comme Nicolas Hayek. Des sportifs comme Roger Federer. Des cinéastes comme Jean-Stéphane Bron ou Frédéric Mermoud. Etc. Eux seuls donnent de la Suisse une image véridique : inventive, pugnace, dynamique, critique. Avec eux, la Suisse ne dort jamais, ne se berce pas de belles paroles, ne se repose pas sur des lauriers ou des clichés.

Rassurons-nous : avec Joseph Deiss, l'ONU a fait le bon choix. Il ne va pas ruer dans les brancards, ni secouer les vieilles habitudes. Ceux qui somnolaient pourront continuer de dormir. Et le monde de tourner rond. Et l'ONU de rester, en fin de compte, ce qu'elle a toujours été : un moulin à parole.

10:05 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : onu, deiss, politique, suisse | | |  Facebook

Commentaires

J'ai eu le plaisir de le voir patauger lors de sa visite en Slovénie du 23 octobre 2001 lors de l'inauguration de l'ambassade suisse à Ljubljana et j’en avais conclu que Joseph Deiss était le politicien le plus sénile depuis François Joseph d’Autriche. Ce n’est pas peu dire.
A l’ONU il se trouve vraiment à sa place et pourra pousser ses petits roupillons habituels et confectionner des cocottes en papier.

Et dire que l’Assemblée fédérale avait préféré cette andouille à madame Ruth Metzler.

Écrit par : Jolivet FH | 16/09/2010

les suisse ont besoin de se donner bonne conscience,j'en suis une,donc concernée aussi,dans mon pays on interdit,on punit,on veut sauver ce qui aurait déjà dû l'être depuis des siècles,mais rendement oblige ,pas le temps,on connait le temps passe,et ne se rattrape jamais,y'a pourtant un truc qui me dérange,fumant ayant bientot 70 piges,ces interdits de toutes sortes faisant penser à une dictature de celle des fameux camps communistes et encore les prisonniers eux,pouvaient fumer en toute légalité,oui je sais il n'avaient plus rien à perdre eux,quoique vu mon âge certain mais ,mon occiput me fait mal ce matin en pensant que dans un pays comme le nôtre on punit ,on interdit alors que fumer rempli les caisses de la confédération,l'AVS en est aussi bénéficiaire,mais en contrepartie on accepte les avortements en toute légalité,ah dirait Dieu pour une fois ils vont pas me coller la raison de leur déraisonnement en invoquant le changement climatique ,Dieu se sent plus léger ainsi et moi aussi

Écrit par : line.bielmann | 21/09/2010

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