08/09/2010

Le règne des seconds couteaux

images-1.jpegAinsi donc les partis de gauche genevois ont choisi leurs candidats pour l'élection au Conseil administratif. Il s'agit de Sami Kanaan pour le PS et de Boris Drahusak pour les Verts. Qui les connaît ? Personne. C'est faux. Il y a au moins une personne qui connaît les deux candidats. Manuel Tornare connaît très bien Samy Kanaan, puisque ce dernier est son subordonné, et qu'il travaille pour lui depuis des années. Idem pour Boris Drahusak, que Patrice Mugny connaît bien, puisqu'il dirige un département culturel et qu'il est sous ses ordres…

Comme on sait, la politique, en Suisse, intéresse peu les personnalités en vue. Elle est souvent dévolue aux seconds couteaux. Le choix du PS et des Verts en est l'illustration. C'est la méthode Xerox. On duplique. On remplace un rose foncé par un rose clair (ou l'inverse). On s'entend entre soi. On alimente  les moulins à vent. Le but étant, à la fin, que rien ne change. Que la machine politique tourne toute seule.

Faut-il s'en réjouir ou s'en plaindre ?

Les « bêtes » politiques, à Genève comme ailleurs, sont rares. On peut citer quelques noms : André Chavanne, Guy-Olivier Second, dans les temps anciens, et, sans doute, plus près de nous, Pierre Maudet et Manuel Tornare. Chacun d'entre eux incarne (ou incarnait) une idée politique non partisane avec un certain panache. Cette époque semble révolue. Nous entrons dans l'âge des seconds couteaux. C'est dommage pour Genève.

 

09:55 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, geneve, écologie | | |  Facebook

Commentaires

Le népotisme a toujours été dénoncé par la gauche, sauf peut-être à la grande époque de la Nomenclatura. Mais depuis longtemps elle a repris à peu près toutes les recettes en usage dans la droite, efficaces ou non, et ne se donne même plus la peine de les dénoncer, par crainte de devoir faire son auto-critique.

Écrit par : Mère-Grand | 08/09/2010

Bonjour,

Etonnante votre manière de parler des nouveaux candidats pour le conseil administratif. A la manière dont vous décrivez les choses, on a l'impression qu'il s'agit de personnes de deuxième zones. Concernant le candidat du parti socialiste, il me semble qu'il a siégé au Conseil Municipal et au Grand Conseil, qu'il possède un doctorat de l'EPFL en physique ainsi que d'un diplôme de science politique, qu'il est considéré de manière unanime à gauche comme à droite comme quelqu'un de brillant. J'ai plutôt l'impression que la gauche et notamment le ps peut être fier de présenter des candidats de ce calibre. Et pourtant je ne vote pas à gauche, mais en tant qu'électeur je m'intéresse un tant soit peu aux c.v des candidat-e-s. Bonne journée à vous Jean-Claude

Écrit par : Jean-Claude | 08/09/2010

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