31/08/2010

Bernard Rappaz et le loup valaisan

images.jpegLe Valais est un bien étrange canton : on y tue les loups et on y épargne les chanvriers.

C'est un fait : le loup a mauvaise presse. Depuis le Moyen-Âge, c'est la figure du Mal, de la bestialité stupide (rappelez-vous Ysengrin), de la voracité, etc. Et personne, ou presque, ne prend sa défense. Trop de dégâts. De pauvres brebis innocentes égorgées. Pourtant, souvenez-vous, c'est une louve qui a nourri Romulus et Remus, les jumeaux fondateurs de Rome…

Bernard Rappaz, lui, sait tirer les ficelles des journaux. Il a même inventé un nouveau feuilleton : le feuilleton de sa grève de la faim. Mourra ? Mourra pas ? Son tour de force, c'est de faire croire que son destin est entre les mains des autres. Juges, policiers, médecins. Témoins de son martyre. Lecteurs des journaux. Alors qu'il est seul responsable de sa situation. Un as en manipulation médiatique, ce Rappaz, avec sa tête de loup des steppes, sa volonté farouche de défier les hommes.

Qui est le plus dangereux ? Rappaz ou le loup valaisan ? Je me garderai bien de trancher. Mais s'il faut défendre les faibles et accabler les forts, alors sauvons les loups et abandonnons Rappaz à son triste feuilleton.

09:30 Publié dans Grandes Têtes Molles | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bernard rappaz, loup, valais | | |  Facebook

28/08/2010

Courage, rentrons !

Un peu de beauté et beaucoup de swing à l'heure de la rentrée…

 

12:35 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook

03/08/2010

Kundera le patron

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Fascinant Kundera qui alterne avec autant de bonheur les romans magnifiques (le dernier en date, L'Immortalité, vient de paraître en Folio) et les essais critiques. Mais le terme d'essai, ici, est sans doute malvenu, car la critique de Kundera se lit comme un roman. Au fil des neuf parties des Testaments trahis*, les mêmes personnages passent et se croisent, qui chacun à sa façon est un repère dans le paysage artistique contemporain : Stravinski et Kafka, Hemingway, Janacek, Rabelais et ses héritiers : Diderot, Broch, Rushdie.

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09:32 Publié dans livres en fête | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : milan kundera, testaments trahis, littérature française | | |  Facebook