31/05/2010

J'ai fait un rêve

J'ai fait un rêve étrange et inquiétant : j'ai rêvé qu'un matin tous les enfants de flics ou de banquiers, de traders ou de politiciens, de notables, de notaires, pour une raison inattendue, tournaient mal. Ils laissaient pousser leurs cheveux. Ils méprisaient l'argent, et ce qu'il permet de s'acheter. Ils refusaient de suivre le chemin balisé que leurs parents avaient tracé pour eux. Le matin, ils ne lisaient plus Le Matin. Ne regardaient plus la télévision. N'écoutaient plus les chansons nulles du Top 50. Ils se moquaient des Grandes Têtes Molles de leur époque. Simplement et sans violence, ils décidaient de déserter…

C'est l'une des plus belles chansons de Georges Brassens. Une mélodie sublime brodée sur un poème de Jean Richepin, intitulé Les Philistins.

Elle m'a toujours fait beaucoup rêver…

10:00 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook

Commentaires

Il n'est pas inutile de rappeler que Jean Richepin, anar' friqué, est mort couvert d'honneurs avec une épée d'académicien français au côté... Après avoir été reçu par... Maurice Barrès,

Léon Bloy l'a assassiné en ces termes (Richepin pas Barrès) :

« En réalité, vous vous foutez de tout, excepté de deux choses : jouir le plus possible et faire du bruit dans le monde. Vous êtes naturellement un cabotin, comme d'autres sont naturellement des magnanimes et des héros. Vous avez ça dans le sang. Votre rôle est d'épater le bourgeois. L'applaudissement, l'ignoble claque du public imbécile, voilà le pain quotidien qu'il faut à votre âme fière. »

Écrit par : Scipion | 31/05/2010

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