02/05/2010

Le monde va mal, mais je vais bien !

images.jpegAinsi donc le Salon international du Livre et de la Presse a fermé ses portes à Genève. Comme chaque année, les chiffres de fréquentation vont être excellents (autour de 100'000 entrées) et tout le monde, la mine réjouie, se donnera rendez-vous l'an prochain pour de nouvelles aventures culturelles…

Les éditeurs en général, et les éditeurs romands en particulier, pratiquent la méthode Coué. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Pourtant, il suffit d'une visite au Salon pour se persuader du contraire. Les allées sont plus larges et les stands moins nombreux. Plusieurs éditeurs ont renoncé à venir à Genève (Flammarion, le Seuil, l'Âge d'Homme, Xénia, etc.). Certes, les badauds sont de plus en plus nombreux, comme les ONG et les stands de kébab. Mais qui achète encore des livres ? Et, parmi cette offre pléthorique, des livres de littérature, romande en particulier ? Combien tel auteur reconnu a-t-il signé d'exemplaires de son dernier ouvrage ? Combien Gallimard, L'Aire, Grasset ou Zoé ont-ils vendu de nouveautés ? Les chiffres — et pour cause ! — ne seront jamais divulgués…

Et la presse, précisément ?

Elle va aussi mal que les éditeurs littéraires. Tous les journaux tirent la langue, se battent pour s'arracher quelques pages de pub et se regardent en chiens de faïence. Le Temps, journal réputé culturel, n'était pas au Salon. Trop cher. D'autres journaux, qui autrefois pavoisaient, ont dû se contenter de stands modestes. Car les temps sont durs. La crise n'est pas un vain mot. Les lecteurs, de plus en plus, se rabattent sur le Net ou s'informent par d'autres moyens que les média traditionnels.

Là aussi, c'est la méthode Coué. Chacun attend que l'autre dépose en premier son bilan…

Cette situation est comparable à celle de la Grèce. Laquelle vit à crédit, comme certains journaux et certains éditeurs, depuis plusieurs années. Un jour, pourtant, la réalité nous rappelle à son bon souvenir. Et le réveil, alors, est douloureux…

 

17:45 Publié dans all that jazz | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : salon du livre, genève, éditeurs, journaux, le temps | | |  Facebook

Commentaires

La situation est pénible.

Ou bien, on organise un salon, c’est-à-dire, un lieu feutré où les gens causent de littérature, se rencontrent autour d’auteurs, achètent ce qui les intéresse le plus (les livres) et il y aura entre 3000 et 5000 personnes. Mais peu rayonnant et vivant de subventions, un tel salon risque de péricliter à court terme.

Ou bien on fait entrer au salon des exposants qui n’ont qu’un rapport anecdotique avec le livre, et la location des m2 permet une organisation qui tend vers la foire, le mélange hétéroclite qu’il y a maintenant mais qui attire 100'000 visiteurs.

En fait, le salon de Genève a très vite opté pour la 2e solution, et ce n’est pas la première année que la foire tous azimuts et le prosélytisme religieux et tiers-mondisme dominent. Mais alors qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ?

Le badaud vient au salon du livre parce que c’est un lieu où il peut flâner ; les profs déversent leurs classes de gamins qui chassent des trésors ; les politiques, les journalistes et les officiels se rencontrent, boivent des verres, mais moins de gens qu’auparavant achètent des livres. Le livre a cessé de devenir la référence culturelle majeure, et cette tendance augmente chaque année un peu plus. Cette année, elle a atteint un seuil qui fait qu’on le voit clairement.

Écrit par : Jean Romain | 02/05/2010

Faire tourner un salon est chose difficile. Sous un certain seuil c'est le mur, financièrement. Je peux donc comprendre que l'on mise sur la consommation hétéroclite pour attirer du monde.

Quelle est la proportion de personnes qui viennent encore pour le livre? Difficile à dire.

Pour moi il me manque une animation plus spécifiquement littéraire et interactive. Le reste peut rester mais en augmentant l'attractivité de la création littéraire. Comment? Je ne sais pas encore. PM Favre devrait lire ce billet et lancer un concours d'idées pour renouveler le salon sans perdre son attractivité tous publics.

Écrit par : hommelibre | 02/05/2010

Très pénible, en effet.

En plus, on ne peut plus fumer...

Sans doute serait-il assez sain de dire adieu à d'anciennes illusions sur l'apport de la culture au grand nombre, et de se rabattre sur des rencontres plus tournées vers le livre. Saint-Pierre de Clages, par exemple. Et d'apprendre à vivre sans subventions, et loin de toute cette foire inepte. Nous autres lecteurs ne formons plus qu'un club très fermé. Autant s'y résoudre.

Écrit par : yves scheller | 02/05/2010

On pourrait imaginer un espace blogueurs, avec des challenges (courte nouvelle, commentaire original sur un thème d'actu, proposition de thème par les spectateurs ou les internautes) et publication en direct sur le blog et sur écran au salon. Les visiteurs pourraient voir comment le blogueur écrit et en parler avec lui. Cela pourrait donner envie d'écrire (donc de lire?). Cela ferait en outre de la pub pour le salon.

Écrit par : hommelibre | 03/05/2010

oui le monde va mal

c'est le comble de la fol lie

Un facteur allemand épouse sa chatte
INSOLITE | Le facteur a engagé une actrice de télévision pour jouer l’officier d’état-civil.

© DR |

AFP | 03.05.2010 | 14:49

Un facteur allemand a épousé sa chatte obèse et asthmatique Cecilia, souhaitant sceller une union de dix ans avant la disparition de sa dulcinée à poils courts, rapporte lundi le quotidien Bild.

"Cecilia est une créature de confiance. Nous nous faisons constamment des câlins, elle dort depuis le début dans mon lit", déclare Uwe Mitzscherlich, un célibataire âgé de 39 ans domicilié à Possendorf près de Dresde, dans l’est de l’Allemagne. "Nos coeurs battent en harmonie, c’est unique!".

Mais parce qu’épouser un animal est illégal, le facteur ailurophile a engagé pour 300 euros une actrice de télévision pour jouer l’officier d’état-civil tandis que son frère jumeau servait de témoin. Pendant la cérémonie, Cecilia, 15 ans, revêtue d’une robe blanche a bruyamment miaulé. Une façon, qui sait, d’exprimer son consentement à son amoureux en queue-de-pie et chapeau de forme?

Écrit par : mouchkito | 03/05/2010

OH MERDE ALORS
ET QUOI ?
QU EST CE Q'ON FAIT ?

Écrit par : jesuiscon | 03/05/2010

EH JMO SI TU VEUX ME CENSURER
TU PEUX .

Écrit par : jesuiscon | 03/05/2010

Pardon

Écrit par : jesuiscon | 03/05/2010

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