16/12/2009

Rencontre au Rameau d'Or

DownloadedFile-1.jpeg Ne manquez pas la rencontre amicale, suivie d'une verrée, à la Librairie Le Rameau d’Or, mercredi 16 décembre 2009 dès 16 h 00, avec les auteurs de l'Âge d'Homme qui ont publié un livre cette année :

* Jean-Marie Adatte • Antonio Albanese * Rafik Ben Salah • François Berger • Freddy Buache * André Corboz • Julien Dunilac • Christophe Gallaz * Virgile Elias Gehrig • Philippe Grosos *Serge Heughebaert • Hervé Krief • Jean-Louis Kuffer* Georges Ottino • Philippe Paulino • Barbara Polla (à gauche sur la photo)
François Rothen • Jil Silberstein • Marielle Stamm
Anne-Marie Steullet-Lambert • Sylvoisal * Giordano Tironi • Raymond Tschumi

Librairie Le Rameau d'Or
17, bd Georges Favon
CH-1204 Genève
Tel. 022.310.26.33
Fax 022.781.45.90
rameaudor@bluewin.ch

09:37 Publié dans livres en fête | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : livres, littérature romande, rencontre | | |  Facebook

Commentaires

Les Peupliers effervescents. C’est un beau titre et la première de couverture de ce livre, publié par la maison d’éditions L’Age d’Homme, est ornée d’un tout aussi beau dessin de Pier Francesco Mola : L’Ange apparaissant à Agar et Ismaël. Son auteur, Philippe Paulino est psychiatre de formation, ce qu’il n’est pas inutile de savoir et qui semble évident à la lecture de ce premier roman. A vrai dire, ce jeune auteur n’est pas si jeune. Premièrement, parce qu’il est né en 1954. Deuxièmement, parce qu’il a publié des poèmes dans les années 1970… et a joué dans des pièces de théâtre comme, si on fait confiance à Wikipedia, La Ville dont le prince est un enfant de Montherlant. La création, il connaît.

Les Peupliers effervescents est un récit trouble, qui m’a laissé dans la confusion. En premier lieu parce que la narration est multiple et qu’elle reste énigmatique. Oh ! Bien sûr, on a bien compris que le personnage principal, Gabriel, est le fil rouge, pour ne pas dire « directeur » de ce roman. Il doit faire convoyer sa carlingue de Super-Constellation et il attend Lisa. Bon, évidemment, on a Gabriel, on a la grotte, viendra bientôt la référence des trois rois mages. Si l’Annonciation et l’avènement de Jésus n’ont pas maille à l’affaire, c’est à n’y rien comprendre. Non, le plus dérangeant est cette notion ou ce « concept » de dispositif, véritable gimmick du roman, dont le côté construit, posé et contraignant m’a parfois échappé. Tout simplement parce qu’un « dispositif » tend à un résultat, n’est qu’une élaboration afin de capturer, de saisir. Et que je n’avais jamais considéré la vie sous cet angle, comme un immense réseau de dispositifs, géré par des artificiers : dans le but de jouir d’une beauté quelconque, non pas banale cependant, mais à chaque fois unique, car - peut-être - insaisissable ou « surprenante ». Créer un dispositif serait, somme toute, se tendre un piège, mais un piège qui n’aurait rien d’un piège. Un filet à papillons, en quelque sorte. Il n’est pas étonnant de lire « ce qui reste du dispositif précédant, c’est l’ignorance de Lisa face à ce qui l’attend » ou « le Noir conçoit le dispositif comme un rite », tout en considérant que ce dispositif « c’est un rite mais c’est autre chose qu’un rite, et probablement beaucoup plus important qu’un rite. » On a l’intuition d’un Sacré, Sacré qui a besoin d’un corps, d’un dispositif dans lequel il se coule et existe et qu’il dépasse sans pour autant craquer les coutures.

Ceci compris, laissons-nous porter par les histoires, celles qui mettent en jeu des dispositifs, des artistes, des créateurs, des découvreurs.

1) Marcel Duchamp et son Grand verre.

2) Thérèse dont la rencontre avec le Marcello de La Dolce Vita lui fera penser « le plus important est ailleurs et le plus important est à venir. »

3) le photographe Clérambault dont les photos ne promettent pas tant un catalogue vestimentaire, au propos sociologique, mais plus essentiellement la compréhension d’un langage, d’un Verbe incarné dans un drapé, une courbe, une contre courbe, calligraphie arabe qui supplée le silence des bédouins. Il s’agit de voir l’Invisible.

4) Jean de Delft qui annonce à sa femme qu’il peindra ce qu’on ne voit pas.

5) François, Olivier et la captation du « son pur », dont la vibration dépend de la « généalogie du lieu ».

6) Gil Eanes, le navigateur portugais.

Evidemment, tous ces récits, qui reviennent et se croisent, fonctionnent ensemble, permettent au roman de Philippe Paulino d’exister, de mettre à jour l’à-peu-près des créateurs et leurs non-dits, pour se rejoindre enfin, par-delà les époques, dans le départ de Lisa.

Ce qu’il y a entre les lignes est sans doute l’essentiel, ce qui se dévoile en se cachant, ce qui se cache en se montrant… Ce qui est, dans le tourbillon, déplacé et affleure à la surface de l’eau, mouvance rapide et non maîtrisée. Ouvert, comme l’est Le Grand verre pour Octavio Paz qui compare cette œuvre à la poétique de Mallarmé : « Sagesse et liberté, vide et indifférence se résolvent en un mot : pureté. Une chose que l’on ne recherche pas, qui surgit spontanément après qu’on est passé par certaines expériences ; la pureté est ce qui reste après tous les comptes, toutes les additions et les soustractions. Igitur se termine par ces mots : Le Néant parti, reste le château de la pureté. » (« Le château de la pureté », in Marcel Duchamp : l’Apparence mise à nu)

Lacan, cité dans l’exergue, ne nous dira pas autre chose : « l’essentiel du langage n’a jamais été la fonction de communication. » Et sa référence (puisque Lacan, disciple de Clérambault, est un personnage du roman) à L’Origine du monde de Courbet n’est pas anodine.

Les Peupliers effervescents est un roman éclaté et un peu « abstrait », volontiers élitiste. Nous apprécions ses références savantes, mais nous conseillons de le lire en étant en pleine forme, afin de mieux comprendre le rôle de Gabriel et de la « Compagnie ». C’est un roman qui nous conte, une nouvelle fois, l’Art et son avènement : son degré d’incertitude, le rapport du créateur à sa Création. Peuplier effervescent…

Écrit par : Gwenael jeannin | 26/12/2009

merci pour le gentil "gauchistes tarés"... néanmoins, je vous invite à relire la note publié sur le blog. Alerte concernant ce sujet sensible de "l'or dentaire nazi"...passage du rapport Bergier qui est le plus controversé par les révisionnistes et autres négationnistes hélvètes... vous tentez de cacher l'arbre derrière la forêt en jouant des présupposées accointances de Bergier avec les milieux juifs americains... c'est pure allégation et cela ne diminue en RIEN les actes passés de la Suisse durant cette période obscure...

Écrit par : Promotional Products | 09/07/2010

If nothing else, the legislature having control over tuition increases would put some accountability back into the system. With boards of regents appointed by the governor, university presidents and deans appointed by the regents, and absolutely no outside auditing or budget scrutiny taking place, it's no wonder tuition has skyrocketed the way it has. Right now, universities (which are state agencies) are relying on "the market" to regulate them and keep them accountable, which is absurd.

Écrit par : Promotional Products | 13/07/2010

Nice post, keep up with this interesting work.
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Good job !

Écrit par : probiotica bcaa | 22/11/2010

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