19/11/2008

Zéro pointé !

images.jpegDeux mois après s'être fait remettre à l'ordre comme des écoliers pour avoir voulu interdire la fumée des établissements publics genevois, le Conseil d'Etat remet ça: un plumitif des hautes sphères du DIP ayant, dans la brochure officielle des votations du 30 novembre, fait preuve de désinformation, de mauvaise foi et de propagande malhonnête, le Tribunal administratif a infligé un nouveau camouflet à nos sept Sages (qui sont pourtant d'éminents juristes).
Sans entrer dans la polémique qui fait rage sur les blogs, relevons simplement que, dans ce cas comme dans l'autre, le Conseil d'État donne un bien mauvais exemple aux citoyens. Il se base sur son incompétence pour édicter des lois balayées par le premier recours venu. Il croit pouvoir truquer les chiffres, falsifier les arguments de ses adversaires, brouiller les clés de compréhension d'une votation extrêmement sensible et complexe. Si un tel cas de fraude se produisait au Cycle, par exemple, ou au Collège, l'élève incriminé serait aussitôt remis à l'ordre par un zéro pointé…
Heureusement, nous sommes en démocratie. Les gouvernants ne sont pas au-dessus des lois. Les citoyens s'en souviendront, j'espère, lorsqu'enfin ils pourront donner leur avis sur la réforme du Cycle d'intégration… euh, je veux dire d'Orientation!
 
 

10:30 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : école, genève, votations | | |  Facebook

Commentaires

Cher Monsieur,

Je partage votre avis et je dirais même que si nous étions dans la démocratie de nos pères, ces Pairs devraient simplement conviés à quitter la scène et provoquer des élections anticipées auxquelles ils ne pourraient pas être candidats.

Si vous avez écouté Mme Purro ce matin sur Radio Cité, vous savez que selon elle, seuls les populistes, les démagogues s'empareront du commentaire et de la critique.

Outre le fait que Madame Purro nous montre elle aussi ses limites de la compréhension de ce qu'est la démocratie, elle n'a pas encore compris qu'il faut, pour gouverner des personnes qui sont liées par autre chose qu'un discours, fut-il de St Pierre, Paul ou Jacques.

Notre système montre une fois de plus toute ses limites et l'urgence qu'il y a à pouvoir renvoyer un gouvernement qui ne respecte pas les loi.

C'est tout le sens de l'initiative destitutive que nous proposerons à la Constituante.

merci pour votre commentaire pragmatique et réaliste.

Patrick Dimier
Elu à la Constituante

Écrit par : Patrick Dimier | 19/11/2008

C'est tout à fait le sens de mon propos sur mon blog! Pour moins que ça, ailleurs, il y aurait eu des actes et non seulement des paroles contre de tels agissements. Mais ici, gouverner, c'est se la jouer, les mains dans les poches, souriant à tout va... sur le dos des gens.

Un mensonge d'Etat devrait être sanctionné comme il se doit : zéro pointé de conduite, dehors! N'importe quel Quidam serait poursuivi jusqu'à la fin de ses jours.

Je ne comprends pas pourquoi les gens s'amusent en se racontant une telle affaire de non-respect des règles élémentaires: se riraient-ils d'eux-mêmes?

La farce ne se situe pourtant pas du côté du pouvoir...

POST TENEBRAS TENABRAS

Écrit par : Micheline Pace | 19/11/2008

C'est une nouvelle habitude des politiciens, ils ne remettent en cause que les autres! Et pas seulement dans ce cas, dans le cas de la crise financière, soit les banques ont agi en respectant les règles en vigueur (fixées par les autorités compétentes) auquel cas on ne peut rien leur reprocher, soit elles n'ont pas respectés ces règles et alors il faut juger les responsables.
Mais il est rop facile de demander aux banquiers de rendre des bonus juste pour plaire à la population. C'est de la démagogie. Les gouvernants ne tirent pas (plus?) les conséquences de leurs erreurs. C'est dommage car ils redonneraient du respect à cette activité.

Écrit par : salegueule | 19/11/2008

"Post Tenebras Tenebrae"

ou Post Lucem Tenebrae...

Écrit par : Johann | 19/11/2008

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