15/09/2008

Lausanne-Genève : le grand écart

images.jpgLe week-end prochain, nous serons tous à Lausanne, ville dynamique, ville surprenante, ville branchée. Pourquoi? D'abord, bien sûr, pour le nouveau métro M2, une merveille de technologie, des voitures silencieuses, rapides, sans conducteur. Un métro qui donne à Lausanne une avance de plusieurs décennies sur toutes les villes suisses, et bien des villes européennes. Mais encore? Nous serons à Lausanne pour assister au match de Coupe Davis Suisse-Belgique, qui permettra de fêter dignement nos deux champions olympiques, Wawrinka et l'immense Federer, le plus grand tennisman de tous les temps. Cela ne vous suffit pas? Nous serons à Lausanne pour écouter la fleur des musiciens suisses, à l'e de Label Suisse. Dans la ville en fête, on pourra assister gratuitement à des dizaines de concerts, tous genres confondus. L'affiche est impressionnante. Ils sont tous là : du rappeur Stress à Sarclo, de Pascal Auberson à Stefan Eischer, de Polar à Michel Bühler…

Ah ! J'oubliais… À Ropraz, 10 minutes de voiture de Lausanne, on remettra, samedi 20 à 17 heures, le Prix Rod au poète jurassien Alexandre Voisard pour son œuvre féconde et absolument singulière. Il y aura du vin et des flûtes. Une raison de plus de faire le voyage… 

Et à Genève pendant ce temps?

Rien, comme d'habitude. Sandrine Salerno pouponne et Moutinot fume sa pipe. Ça devrait rassurer tout le monde. Mais ça ne rassure personne. Pendant que Lausanne innove, invente, en un mot vit, Genève sommeille, tergiverse, s'enfonce dans le néant, même pas sonore. Pour sortir la ville du marasme, il faudrait un électrochoc. Qui va l'administrer? Pas les politiques, en tout cas, sans doute les plus médiocres du pays. Le peuple alors? Il est aux abonnés absents. Les milieux économiques? Trop occupés à préserver leurs privilèges.

En regardant ce qu'une petite ville comme Lausanne a réalisé en l'espace d'une ou deux décennies, on se prend à rêver. Et si Genève se mettait à bouger? Si l'on faisait confiance à celles et ceux qui ont des idées? Si l'on se décidait à entrer dans le XXIe siècle, au lieu de rêver du XIXe ?

En attendant, rendez-vous à Lausanne : vous y verrez les rêves qu'une ville peut réaliser, grâce à un syndic efficace (Daniel Brélaz) et une politique inspirée et courageuse. 

10:45 Publié dans badinage | Lien permanent | Commentaires (5) | | |  Facebook

Commentaires

hé ! ho ! On a un ministre de la culture qui joue de l'accordéon, nous !

:o)

Écrit par : Blondesen | 15/09/2008

Ha, cher Compatriote, vous avez toujours le génie d'extraire le néant de la cité du bout du lac! Les gens qui véhiculent de bonnes idées n'ont qu'à se tirer une balle dans la tête ... Bravo!

Écrit par : Micheline Pace | 15/09/2008

C'est fou ce que les Vaudois arrivent à faire avec l'argent gagné à Genève par leurs contribuables ;-)
Et à part le métro (qui ne fonctionne pas encore) avez-vous déjà pris un bus à Lausanne? Il n'y a aucune comparaison avec le réseau de bus genevois, bien supérieur.
Quant aux animations, concerts et festivals, le bout du lac n'en manque pas. Mais évidememnts, les pendulaires ne sont pas à Genève le soir et le week-end!
Quant à M. Brélaz, gardez-le SVP.

Écrit par : Tatage | 15/09/2008

Un constat très douloureux pour Genève-

Un changement de gouvernance doit s'opérer rapidement car la classe politique genevoise est encore suspendue à ses prérogatives. Les projets vitaux d'urbanisme, d'infrastructures, de politique culturelle... ont de la peine à sortir de terre car il y a trop d'éparpillement au niveau des structures décisionnels.

Il faut penser région métropolitaine lémanique et non plus ville de Genève ou de Lausanne. Collaborer sur des problèmes à géométrie variables avec des solutions innovantes et des acteurs hors du champ politique serait bénéfique pour notre région.

Écrit par : demain | 15/09/2008

Oui, si vous voulez de la culture, venez dimanche au château de Clermont, qui est quand même dans l'antique duché de Genevois.

Écrit par : R.M. | 15/09/2008

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